Sylvia Odio.
Sylvia Odio.

  Et un nouveau personnage ! Après Abraham ZapruderDavid Ferrie et Clay Shaw et j'en passe, voici désormais Sylvia Odio !

  Qui donc est cette jeune femme et que vient-elle faire dans toute cette histoire ? Cet épisode embête terriblement les partisans de la version officielle, pour la simple et bonne raison que, en dépit de tous leurs efforts (notamment en matière de décrédibilisation d'Odio), ils sont incapables d'y apporter le plus petit élément de contradiction plausible.

 

  En novembre 1963, Sylvia Odio a 26 ans. Née le 4 mai 1937 à La Havanne (Cuba), elle s'exile aux États-Unis en mars 1963. La raison en est toute simple : elles ne souhaite pas subir le même sort que ses parents, emprisonnés en 1962 pour s'être opposés à Fidel Castro, en vendant notamment des armes aux anti-castristes. Sylvia – il est très important de le préciser – participa à la création de la JURE (pour Junta Revolutionaria, c'est-à-dire la Junte Révolutionnaire (la révolution cubaine organisée par Fidel Castro avait permis à celui-ci de renverser le dictateur Fulgencio Batista et de prendre le pouvoir le 1er janvier 1959)).

 

   En mars 1963, donc, Sylvia rejoint ses deux sœurs à Dallas, Texas.

  Un soir de septembre 1963 (le mercredi 25, le jeudi 26 ou le vendredi 27), soit deux mois avant l'assassinat de Kennedy, trois hommes se présentent à son domicile. C'est sa sœur Annie qui va ouvrir la porte. Ce simple fait permet déjà d'exclure tout mensonge de la part de Sylvia sur cette visite, puisque sa sœur confirme ces faits : trois hommes rendirent visite à Sylvia Odio un soir de septembre 1963, c'est indiscutable (et là, pour le coup, je suis catégorique ! (alors que ceux qui ont parcouru plusieurs pages de ce site ont pu s'apercevoir que j'essaye toujours de préciser "pour moi", "selon moi...")).

  Les visiteurs demandent alors à Annie de voir Sylvia, qui arrive peu après. Si l'on en croit cette dernière, deux d'entre eux se présentent comme étant des Cubains membres de la fameuse JURE. Conformément au réglement de l'organisation, ils ne citent que leurs noms de guerre : Leopoldo et Angelo. Et le troisième dans tout ça ? C'est là que ça devient intéressant. Il est américain. Il s'appelle – d'après Leopoldo – Leon Oswald (non, il ne s'agit pas d'une faute d'orthographe. C'est bel et bien "Leon"). Je pense que vous avez fait le lien avec un bonhomme dont les initiales sont LHO.

  Leopoldo (des trois hommes, il est le seul à prendre la parole) explique ensuite à Sylvia qu'ils viennent de la Nouvelle-Orléans et souhaitent lever des fonds pour des actions anti-castristes. Ils ont besoin de l'aide de Sylvia pour traduire des lettres (initialement écrites en espagnol) en anglais pour les envoyer à des donateurs américains (pourquoi Sylvia comme traductrice ? Tout simplement parce qu'elle a des relations avec la JURE (de plus, son père est un éminent prisonnier politique. Par conséquent, son nom est bien connu). Et pourquoi pas "Leon", qui est américain ? Parce qu'il ne parle pas un mot d'espagnol). Sylvia, cependant, leur fait comprendre qu'elle n'a en aucun cas l'intention de s'impliquer dans une quelconque activité criminelle. Les trois individus n'insistent pas.

 

  Le lendemain, Leopoldo appelle Sylvia. Il renouvelle sa proposition. En vain. Là encore, il ne semble pas plus perturbé que ça. Il va en revanche demander avec insistance ce que Sylvia a pensé de l'Américain. Il va de soi qu'elle n'en pense pas grand chose, dans la mesure où il n'a pas ouvert la bouche. Et puis, sans raison particulière, Leopoldo va tout à coup débiter à Sylvia une série d'informations sur Oswald pour le moins étonnantes, bien que celle-ci n'ait rien demandé : elle apprend ainsi que "Leon" est un ancien Marine (comme le Oswald que l'on connaît), un tireur d'élite, et qu'il est un peu fou, qu'il pourrait faire n'importe quoi, comme par exemple tuer Castro. De plus, ajoute Leopoldo, Oswald dit un jour : "nous, Cubains, n'avions pas de tripes parce que nous aurions dû assassiner Kennedy après la Baie des Cochons" (les anti-castristes, en effet, en voulaient terriblement à JFK qui, en refusant de donner l'ordre aux troupes américaines de débarquer, les avait tout bonnement abandonné et laissé aux mains des Cubains qui les envoyèrent tous en prison). Il ne croyait pas si bien dire. Ce fut la dernière fois que Sylvia entendit parler de Leopoldo. Celui-ci disparu complètement de la circulation.

  Le 22 novembre 1963, en apprenant que le président avait été assassiné, Sylvia Odio fit immédiatement le lien avec le coup de fil de Leopoldo, et s'évanouit. En voyant la photographie de Lee Harvey Oswald, l'assassin présumé de JFK, elle comme sa sœur Annie reconnurent immédiatement "Leon" Oswald, l'Américain dont Leopoldo avait tant parlé à Sylvia.

 

  Concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ? Car, si l'on prend crûment les faits, on apprend que Leopoldo a affirmé à Sylvia que "Leon" était convaincu qu'il aurait fallu assassiner Kennedy et – coïncidence exceptionnelle ! – son vœu est exaucé deux mois plus tard. Les défenseurs de la version officielle en concluront qu'Oswald a clairement assassiné Kennedy, un point c'est tout.

  Mais tenir une telle analyse revient à faire preuve d'une totale mauvaise foi. Deux déductions majeures peuvent être faites :

 

  • Comment imaginer qu'Oswald ait été le seul assassin de Kennedy, et que l'hypothèse d'un complot est à exclure lorsqu'on voit que des dizaines d'anti-castristes sont au courant des soi-disant affirmations d'Oswald ? Est-il possible que celui-ci ait agi tout seul dans son coin, sans l'aide d'aucun de ses amis, que l'assassinat de JFK aurait arrangé au plus haut point ?

 

  • Mais, surtout, comment ne pas être intrigué par le coup de téléphone de Leopoldo ? Ses déclarations du genre : "C'est un bon tireur, il a un jour affirmé qu'il aurait fallu tuer Kennedy, il est capable de le faire, etc." ressemble vraiment a du bourrage de crâne, comme s'il souhaitait absolument mettre l'accent sur Oswald, et uniquement Oswald, pour qu'Odio s'en souvienne plus tard et répète ce que Leopoldo lui avait dit. Bien entendu, écrire cela sans aucune preuve ou sans aucun autre exemple allant dans ce sens n'aurait pas vraiment de sens. Or, justement, plusieurs situations confirment que, quelques mois avant l'assassinat, le nom d'Oswald se répandit mystérieusement un peu partout à Dallas (voir page consacrée).

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Commentaires : 2
  • #1

    Mano-B (samedi, 14 janvier 2012 22:51)

    Oui cette histoire est tres etrange pour moi aussi, mais il me semble que sur cette affaire les noms on etaient donner que j'ai vu sur un site

  • #2

    Richard (samedi, 05 avril 2014 01:55)

    Ouaif... où sont les preuves ?? pour ma part, des gens a la recherche d'une couverture médiatique. Sans intérêt pour l'enquête NUL .