LEE HARVEY OSWALD

Photographies anthropométriques de Lee Harvey Oswald réalisées le lendemain de son arrestation.
Photographies anthropométriques de Lee Harvey Oswald réalisées le lendemain de son arrestation.

  La culpabilité d'Oswald dans la fusillade est un sujet qui divise largement les partisans du complot (aujourd'hui reconnu par tout le monde, rappelons-le). Si peu nombreux sont ceux qui pensent qu'Oswald n'a jamais participé d'une quelconque manière à l'éventuelle conspiration, certains affirment que ce dernier n'a pas appuyé sur la détente le 22 novembre 1963, tandis que d'autres, tout en reconnaissant qu'il bénéficia de l'aide de complices, soutiennent le contraire.

  Il nous faut donc étudier le sujet en commençant par se demander s'il a eu la possibilité de faire feu à trois reprises sur JFK. Puis, quelle qu'en soit la conclusion, il est ensuite nécessaire de déterminer s'il a tiré au moins une fois (et non plus "s'il a pu").

  Outre ces deux questions majeures, cette page s'intéresse également à certains autres éléments entourant la culpabilité d'Oswald, en particulier la rapidité à laquelle il fut reconnu comme le seul et unique tireur de Kennedy ainsi que les photographies le montrant en possession du fusil ayant officiellement servi à assassiner le président.

Oswald a-t-il pu tirer 3 balles depuis le TSBD ?

Combien de temps a duré la fusillade ?

  Le film de Zapruder permit à la Commission Warren de calculer la durée écoulée entre ce qu'elle considéra comme étant le premier tir (JFK blessé à la gorge) et le troisième tir (balle fatale) : 5,6 secondes minimum. D'après le rapport officiel, un coup de feu – le premier ou le deuxième, la Commission Warren fut incapable de répondre à cette question – manqua la limousine et un éclat blessa James Tague, un témoin installé au niveau du pont, à une centaine de mètres de Kennedy. Toutefois, Tague a toujours affirmé qu'il avait été blessé par le second coup de feu.

  Comme nous allons le voir par la suite, il est très improbable qu'Oswald ait eu le temps de tirer à trois reprises dans ce laps de temps, sachant qu'il a dû recharger à deux reprises, une opération prenant environ 2,3 secondes avec un Mannlicher-Carcano (fusil dont il s'est officiellement servi), soit un total de 4,6 secondes pour recharger, lui laissant de ce fait une seconde pour tirer trois coups de feu.

  Toutefois, pour se porter au secours de la version officielle  celle du tireur unique , certains auteurs partisans de celle-ci tels que Gerald Posner ont émis l'hypothèse que la durée de la fusillade pourrait en réalité être de 8,5 secondes, et non de 5,6 secondes. Dans ce cas, un unique tireur aurait alors tout à fait pu tirer trois coups de feu. C'est pourquoi déterminer la durée de la fusillade (5,6 ou 8,5 secondes ?) est primordial si l'on veut démontrer qu'il y avait plusieurs tireurs sur Dealey Plaza. Ce sera le premier objectif de ce dossier.


  Mais pourquoi un tel écart (5,6 secondes / 8,5 secondes) ? En fait, cela peut paraître logique, cette durée dépend notamment du moment où le premier coup de feu fut tiré : si l'on considère que la première balle tirée est celle qui blesse le président Kennedy à la gorge, ce que l'on peut voir sur le film de Zapruder à l'image z225*, alors il s'écoule effectivement 5,6 secondes entre ce moment-là et l'image z313, où JFK est atteint mortellement à la tête ; et, comme l'a affirmé James Tague, le deuxième coup de feu est celui qui le blesse.

 

* (z pour Zapruder. À noter que z225 correspond à l'image à partir de laquelle on voit clairement que le président a été blessé. Toutefois, on estime que le coup de feu a été tiré entre z210 et 220. Il est fréquent qu'une personne blessée par une balle réagisse avec un tout petit peu de retard, de la même manière que l'on ne retire pas tout de suite notre doigt lorsqu'on le passe sous de l'eau trop chaude, le temps que le message douloureux parvienne au cerveau).


  Mais on peut également choisir de revoir complètement ces conclusions. C'est ce qu'on fait les défenseurs de la version officielle. En quelque sorte, ils comblent les lacunes de celle-ci, si nombreuses soient-elles.
  D'après eux, le président est atteint à la gorge par la deuxième balle. La première balle – celle qui manqua sa cible et dont un éclat blessa Tague – aurait en réalité été tirée plusieurs secondes auparavant (aux alentours de l'image 161 du film de Zapruder). Dans ce cas, la durée de la fusillade est bien d'environ 8 secondes (7,9 d'après certains auteurs, 8,5 selon d'autres... peu importe).

  Qui dit vrai ? Sans prétention aucune, on peut légitimement penser pouvoir répondre à cette question. Car nombreux sont les éléments qui vont largement à l'encontre de la seconde hypothèse :

 

  • James Tague a toujours affirmé avoir été touché par la deuxième ou la troisième balle, mais, d'après ses dires, certainement pas la première. En l'occurrence, ce ne peut évidemment pas être la troisième, celle-ci faisant exploser la tête de Kennedy : il s'agit donc de la deuxième balle. Par conséquent, si l'on en croit Tague, la première balle est bien celle qui atteint JFK à la gorge. Ainsi, la durée de la fusillade s'élève à 5,6 secondes.

 

  • Si l'on se fie aux partisans de la théorie du tireur unique, la première balle fut tirée depuis le TSBD aux alentours de l'image 161 du film de Zapruder. C'est très improbable. Plusieurs raisons à cela (décortiquées dans les points suivants), la première d'entre elles étant que, au moment de z161, le tireur aurait été absolument incapable d'avoir une vue dégagée du président, celui-ci étant en grande partie masqué par les ormes plantés sur le trottoir nord d'Elm Street.
    Prouvons cela avec l'image ci-dessous tirée du jeu vidéo JFK Reloaded* :

Vue qu'avait le tireur du cortège aux alentours de l'image 161 du film de Zapruder.
Vue qu'avait le tireur du cortège aux alentours de l'image 161 du film de Zapruder.
Le président étant masqué par des ormes, on ne voit pas pourquoi le tireur aurait décidé de tirer à l'aveuglette... c'est pourtant ce que soutiennent implicitement les partisans de la théorie du tireur unique.
Le président étant masqué par des ormes, on ne voit pas pourquoi le tireur aurait décidé de tirer à l'aveuglette... c'est pourtant ce que soutiennent implicitement les partisans de la théorie du tireur unique.

 

* Que le lecteur ne se méprenne pas en faisant remarquer à juste titre que l'assassinat de JFK n'est pas un jeu qui se résout sur console. Cette page n'est pas dédiée à la promotion d'un jeu vidéo. En fait, JFK Reloaded nous intéresse uniquement pour la reconsitution exacte de l'assassinat qu'il propose : les emplacements des véhicules, arbres... sont parfaitement fidèles à la réalité.

On notera par ailleurs que, on peut s'en douter, ce jeu fut très controversé de par son conteu (sorti à l'occasion du 41e "anniversaire" de l'assassinat du président Kennedy, il mettait au défit ses utilisateurs de réaliser exactement la même performance que celle attribuée à Oswald. Celui qui y parviendrait (en obtenant le score de 1 000 / 1 000) remporterait la somme de 100 000 dollars. Le meilleur score, détenu par un Canadien, n'excéda pas 773 / 1 000) :

 

  Ici, le président est complètement caché par les arbres. Pourquoi dès lors faire feu à ce moment-là, comme l'affirment les défenseurs de l'hypothèse du tireur unique ? A-t-on déjà vu plus stupide qu'un tireur qui tenterait d'abattre une cible invisible et masquée ?

 

 

  • Si toutefois le tireur du TSBD avait effectivement fait feu à ce moment-là, on se demande bien par quel "miracle" il fut incapable ne serait-ce que de toucher la limousine, celle-ci se trouvant à ses pieds... 
    Mais le problème ne s'arrête pas là : au vu de la première image, comment diable a-t-il pu manquer sa cible à ce point et atteindre à la place Tague ?! On peut certes reconnaître qu'il était sous pression, mais pour rater à ce point son tir, hormis l'hypothèse qu'il aurait pu s'exercer au trampoline en même temps, on ne voit aucune autre explication "tangible".
    Gerald Posner, le "chouchou" des défenseurs de la théorie du tireur unique, en a toutefois avancé une dans son livre Case Closed : pour justifier le fait que cette balle ait complètement manqué sa cible et ait à la place blessé James Tague, qui se trouvait au niveau d'un des piliers du pont (voir première image), il affirme que la balle aurait été déviée par une branche (sans la briser, bien entendu, puisque personne n'a jamais témoigné avoir reçu une branche sur la tête ou en avoir vu tomber une !), puis aurait alors rebondi sur le sol (!) avant de foncer vers le pauvre Tague !... Le seul hic, c'est qu'on avait demandé une explication tangible. Posner semble ici avoir oublié que l'assassinat de Kennedy est un sujet sérieux.

 

  • Pour revenir au monde réel – celui où les branches ne sont pas à l'épreuve des balles tirées à plus de 520 m/s –, voici cette fois-ci la vision qu'avait le tireur du cortège lorsque Kennedy fut blessé à la gorge :

 

Vue qu'avait le tireur du cortège aux alentours de l'image 220 du film de Zapruder.
Vue qu'avait le tireur du cortège aux alentours de l'image 220 du film de Zapruder.
Moment où, d'après les partisans de la fusillade de 5,6 secondes, la première balle fut tirée et atteignit le président. La vision qu'en a le tireur est claire et dégagée.
Moment où, d'après les partisans de la fusillade de 5,6 secondes, la première balle fut tirée et atteignit le président. La vision qu'en a le tireur est claire et dégagée.

 

  On le voit bien, à ce moment-là, le président est parfaitement visible aux yeux d'un tireur posté au cinquième étage du TSBD. Elle vient de ne plus être masquée par les ormes, ce qui est parfait pour le tireur qui, ne disposant que de quelques secondes, appuie aussitôt sur la gachette : il apparaît en effet évident que le plus lamentable des tireurs comme le plus expert d'entre eux auraient tous les deux choisi de tirer à cet instant, et non lorsqu'ils n'étaient pas en mesure de voir le président (comme le soutiennent, sans le dire de cette façon, les partisans de la théorie d'une fusillade de 8,5 secondes, c'est-à-dire celle du tireur isolé) !

 

  Ces quatre premiers points viennent donc fortement remettre en cause l'hypothèse d'une fusillade de 8,5 secondes et, par opposition, appuyer largement celle d'une séquence de tirs s'étendant sur 5,6 secondes, où la première balle fut tirée aux alentours de l'image 220 du film de Zapruder et atteignit le président au cou.

  Toutefois, il est vrai que ce développement ne se base que sur un témoignage (celui de Tague, même si d'autres vont dans le même sens) et sur des "il semble improbable que... / on ne voit pas pourquoi il aurait fait cela..." Or, nous recherchons une conclusion de la forme : "Il est indiscutable que..." C'est l'objectif du cinquième point.

 

  • Un photographe d'Associated Press, James Altgens prit une série de 7 clichés du cortège présidentiel alors qu'il se trouvait sur le trottoir sud d'Elm Street (seuls trois d'entre eux seront montrés aux membres de la Commission Warren. Pourquoi ?).

 

Entouré en rouge, James Altgens.
Entouré en rouge, James Altgens.

 

Ci-dessous celui qui nous intéressera pour déterminer la durée de la fusillade.


 

  NB : Ce raisonnement – j'en ai bien conscience  n'est pas forcément facile à comprendre à première lecture. Cela dit, en le lisant bien, vous remarquerez que nombreux sont les éléments répétés plusieurs fois dans le simple but de clarifier le plus possible les choses et de rappeler la conclusion souhaitée. En vous accrochant un tout petit peu, il ne devrait pas y avoir de problème !

 

  On constate que les deux agents du Secret Service installés sur les marchepieds avant et arrière droits de la voiture suivant la limousine présidentielle (respectivement John Ready et Paul Landis) tournent tous les deux la tête vers le TSBD, signe évident qu'ils ont entendu un coup de feu provenant de cet endroit.

 

Les agents John Ready (marchepied avant droit) et Paul Landis (marchepied arrière droite) se retournent vers le TSBD.
Les agents John Ready (marchepied avant droit) et Paul Landis (marchepied arrière droite) se retournent vers le TSBD.

 

  Toutefois, certains pourraient être sceptiques suite à cette première affirmation et faire remarquer que rien ne dit qu'ils viennent d'entendre un coup de feu. Après tout, le métier des agents est, entre autres, de scruter la foule en quête du moindre signe suspect : peut-être ont-ils remarqué une personne qui leur paraissait étrange. Mais on ne voit vraiment pas pourquoi ils auraient été intrigués par une personne située derrière eux. Ne débattons pas plus sur ce sujet, puisqu'il est indiscutable que les deux agents viennent d'entendre le premier coup de feu : ils l'ont eux-mêmes certifiés.

  Ready dans son rapport du 22 novembre 1963 :

"J'ai entendu ce qui semblaient être des pétards allumés non loin de là où je me trouvais. Je me suis immédiatement retourné sur ma droite pour en localiser la source mais je fus incapable d'en déterminer l'emplacement exact."

 

  Landis dans son rapport du 22 novembre 1963 :

"J'ai entendu ce qui semblait être une détonation provenant d'un fusil de forte puissance. [Ce coup de feu] avait été tiré depuis un endroit derrière moi, au-dessus de mon épaule droite (...) Je me suis immédiatement retourné, regardant par-dessus mon épaule droite le bâtiment moderniste que j'avais déjà observé." 

 

 

  Cependant, les défenseurs de la théorie selon laquelle la fusillade a duré 8,5 secondes feront probablement remarquer la chose suivante : "et si le premier coup de feu avait déjà été tiré ? Autrement dit, qu'est-ce qui empêche que les deux agents se soient retournés après avoir entendu le deuxième coup de feu ?"

  C'est en effet une question cruciale, à laquelle nous pouvons déjà proposer un semblant de réponse en renvoyant aux deux témoignages ci-dessus, qui confirment que les agents Ready et Landis ont tourné la tête vers le TSBD instantanément après avoir entendu le premier coup de feu (ils le disent eux-mêmes).

  D'autres éléments viennent également éliminer de manière irréfutable cette hypothèse (celle selon laquelle la photographie aurait été prise après le second coup de feu) : si l'on admet que le premier coup de feu a déjà été tiré et que le deuxième vient de retentir, comment se fait-il qu'aucune personne dans la foule ni aucun agent du Secret Service (exceptés Ready et Landis) ne lève la tête vers le TSBD (photographie à l'appui) ? La raison est très simple : ce n'est pas le second coup de feu qui vient d'être tiré, mais bien le premier. En effet, comme tous les témoignages le confirmèrent par la suite, lorsque le premier coup de feu fut tiré, tout le monde crut à un pétard, ce qui fait que personne ne fut intrigué et ne prit la peine de lever la tête (hormis Ready et Landis), ce que montre le cliché d'Altgens. Ce n'est seulement qu'à partir du second coup de feu que les témoins comprirent qu'un assassinat était en train de se produire sous leurs yeux et, prennant peur, commencèrent alors à scruter les bâtiments aux alentours, dont le TSBD. Mais, comme nous venons de le voir, cette photographie montre une foule détendue et souriante. Aucune tête n'est levée vers un quelconque immeuble.

 

  → Il est donc difficilement discutable que cette photographie a été prise juste après que le premier coup de feu ait été tiré (environ 2 secondes). Altgens, le photographe, l'a lui-même confirmé.

 

 

  Voilà donc la première étape de ce raisonnement achevée.

  On en revient donc à la conséquence qu'elle implique et que nous avons déjà énoncée : étant donné que cette photographie a été prise juste après le premier coup de feu, si l'on arrive à démontrer qu'elle a été prise juste après que JFK ait été blessé pour la première fois (à la gorge, aux alentours de l'image 220 du film de Zapruder), alors cela revient à prouver, par voie de conséquence, que le premier coup de feu a été tiré aux alentours de z220, et donc que la fusillade a duré 5,6 secondes. À l'inverse, si nous arrivons à la conclusion que ce cliché a été pris peu après l'image 161 du film de Zapruder, alors cela signifie que le premier coup de feu vient d'être tiré, et donc que la fusillade a duré 8,5 secondes.

 

  Déterminer à quel endroit (autrement dit quelle image du film de Zapruder) se trouvait la limousine au moment où James Altgens a appuyé sur le déclencheur, voici notre objectif. Le développement sera cette fois-ci plus rapide.

  Un simple zoom sur le cliché permet de mettre fin définitivement au débat sur la durée de la fusillade.

 

 

  Sur cette photographie prise, rappelons-le, juste après le premier coup de feu, on voit que le gouverneur Connally s'est retourné vers Kennedy. Tout comme ce dernier, il vient d'être touché et s'apprête à crier : "Mon Dieu, ils vont tous nous tuer !"
  Bien que la tête de JFK ne soit pas visible, on voit parfaitement que celui-ci est en train de porter sa main gauche au niveau de son cou. Son épouse lui tient également le bras gauche. L'image du film de Zapruder correspondant à cette photographie est la z254.

 

 

  → Voilà donc notre analyse achevée ! En effet, puisque l'on sait que la photographie d'Altgens a été prise environ 2 secondes après le premier coup de feu et qu'il s'avère que ce coup de feu a atteint le président à la gorge, alors on arrive à la conclusion que la fusillade a commencé à partir de z220, et qu'elle a donc duré environ 6 secondes, et certainement pas 8,5 secondes.

  De ce fait, l'hypothèse avancée par les partisans de la version officielle visant à rallonger la durée de la fusillade (passer de 5,6 secondes à 8,5 secondes), hypothèse selon laquelle le premier de coup de feu aurait été celui qui manqua sa cible, est complètement erronée. En réalité, nous venons de le voir, la première balle fut tirée à l'image z220 et blessa le président Kennedy ainsi que le gouverneur Connally ; la troisième atteignit JFK en pleine tête à l'image z313 ; et, par élimination, la deuxième est celle qui manqua sa cible, un éclat venant blesser le témoin James Tague.

 

CONCLUSION :

  La fusillade s'étendit donc de z220 à z313 pour une durée totale d'environ 6 secondes, et en aucun cas de 8,5 secondes : les images le prouvent.

 


Oswald a-t-il pu tirer trois coups de feu en 5,6 secondes ?

  C'est de nouveau très improbable. En effet, en sachant...

 

  • qu'un tireur émérite mettrait en moyenne 6,3 secondes (moyenne des six chiffres donnés ci-après) pour tirer une première fois, recharger, tirer à nouveau, recharger et tirer une dernière fois avec le fusil dont Oswald se serait servi (un Mannlicher-Carcano) ;

 

  • que ledit Mannlicher-Carcano – un fusil à vingt dollars non automatique – avait une culasse rouillée et une lunette déréglée (on notera que le rapport Warren a expliqué que, en fin de compte, un tel défaut aurait en réalité facilité la performance d'Oswald, permettant "un tir rapide et exact". Autrement dit, plus le système de visée est défaillant, plus les tirs sont précis : logique ! Pourquoi nous embêtons-nous à fabriquer des armes non déctueuses ?!) ;

 

  • que le Mannlicher-Carcano (fusil officiellement utilisé par Oswald pour assassiner Kennedy) était une arme qui avait 25 % de chances de s'enrayer : autrement dit, pour 4 balles tirées, le fusil s'enrayait une fois. Or, Oswald a officiellement tiré 3 coups de feu à lui tout seul. Par conséquent, si l'on en croit la version officielle, cela signifie qu'il a été l'homme le plus chanceux du monde puisque le tir manqué dû à la défaillance du fusil ne s'est pas glissé dans sa série des trois coups de feu. En revanche, s'il n'avait pas réussi à tuer JFK au bout du troisième coup de feu, il n'aurait pas eu de quatrième chance, puisque l'arme se serait enrayée, et le président aurait probablement surécu.
    Qu'est-ce que cela montre concrètement ? Qu'il est très difficile de croire qu'il ait pu tirer trois coups de feu à lui tout seul ;

 

  • et qu'Oswald, sans être lamentable, n’était pas un virtuose en tir à cause d’une mauvaise vue...

 

... comment expliquer qu’il ait pu appuyer trois fois de suite sur la détente d’un fusil en mauvais état qui s'enrayait très fréquemment tout ceci avec la précision d’un champion du monde et à une vitesse proche de celle d’un professionnel ? La réponse est toute simple : c’est (pratiquement) impossible.

  Alors bien sûr, les défenseurs du rapport Warren vous répondront que trois tireurs d’élite (le top du top) de la branche d'évaluation des armes d'infanterie de l'armée américaine essayèrent de réaliser exactement la même prestation que celle attribuée à Oswald et y parvinrent. C'est plus ou moins faux ! Il convient de s'arrêter sur les résultats de ces tests.

  Les trois experts effectuèrent deux séries de trois tirs chacun sur trois cibles en forme de silhouettes placées à 53 mètres, 73 mètres et 81 mètres, distances correspondant respectivement à celles auxquelles se trouvait la limousine présidentielle par rapport à la fenêtre sud-est du cinquième étage du TSBD (d'où furent officiellement tirés les coups de feu) au moment des premier, deuxième et troisième coup de feu. Au cours de la première série, ils parvinrent à tirer trois coups de feu en 4,6, 6,75 et 8,25 secondes. Pour la deuxième série, le temps ont été de 5,15, 6,45 et 7 secondes. Ainsi, le premier a même fait mieux qu'Oswald.

  Vu comme ça, il semble donc que la performance attribuée à Oswald est tout à fait possible à réaliser. Mais s'il est écrit ci-dessus que "c'est plus ou moins faux", ce n'est pas pour rien. En effet :

 

  • tous n'ont pas réussi à toucher toutes les cibles (ils atteignirent tous la première cible ; la seconde fut manquée à quatre reprises de plusieurs centimètres et la troisième une fois).

 

  • ces tireurs étaient de véritables experts, des professionnels reconnus par la National Rifle Association.
    Oswald, quand il était marine, avait atteint de justesse le statut de sharpshooter (tireur d'élite) en décembre 1956, celui-ci étant attribué après avoir été capable de tirer sur une cible fixe située à 183 mètres. Toutefois, en mai 1959, il fut retrogradé au rang demarksman (également traduit en français par "tireur d'élite", mais qui correspond en réalité à un rang inférieur à celui de sharpshooter). De plus, après avoir examiné son dossier, des experts militaires considérèrent que son niveau, bien qu'au-dessus de la moyenne, avait été surévalué, et le qualifièrent cette fois-ci d'excellent tireur par rapport aux citoyens américains de son âge.
    Enfin, Nelson Delgado, un marine qui appartenait à la même qu'Oswald témoigna s'être souvent moqué des "prouesses" de ce dernier qui obtenait régulièrement la "culotte de Maggie" ("Maggie's drawers"), un drapeau rouge accroché au bout du fusil de celui qui a complètement manqué sa cible pendant les phases de qualification.

 

  • contrairement à ce qu'affirme le rapport Warren, les conditions de ces tests étaient totalement différentes de celles de la fusillade du 22 novembre 1963 :
  1. élément majeur que les partisans de la Commission se gardent bien de préciser : les cibles étaient fixes (alors que JFK, lui, était en mouvement).
  2. les trois tireurs ont pris tout le temps qu'ils voulaient pour ajuster leur premier tir (à 53 mètres). De plus, ces tireurs étaient à la même hauteur que la cible, contrairement à Oswald qui, lui, était au cinquième étage du dépôt de livres.

 

  Tout ceci prouve bien qu'il est très improbable que trois balles aient été tirées par le seul Lee Harvey Oswald (ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas appuyé sur la détente, mais qu'il n'a pas pu le faire trois fois de suite) en 5,6 secondes. Autrement dit, voici un nouvel argument – la liste va devenir longue – qui confirme la présence de plusieurs tireurs.

 

 

Mais en a-t-il tiré une ?

  Clarifions tout de suite les choses : comme nous le verrons plus en détail par la suite (voir par exemple les pages David Ferrie et Clay Shaw), Oswald a participé à l'assassinat du président. Il serait totalement faux de dire qu'il était innocent.

 

  La question soulevée ici n'est donc pas de savoir s'il est 100 % innocent – on sait que c'est faux – mais s'il a appuyé sur la détente le 22 novembre 1963. Nous venons de voir qu'il est quasiment impossible qu'il ait tiré trois balles. Reste à savoir s'il a appuyé sur la détente au moins une fois.

 


  Pour Jim Garrison, Oswald, bien qu’ayant indiscutablement pris part à la conspiration, n’a même pas tiré. Cet élément est bien souvent la principale pomme de discorde entre les multiples théoriciens du complot. L’argument du procureur est, il est vrai, plutôt convaincant : une fois inculpé du meurtre de Tippit, Oswald subit environ neuf heures après l'assassinat le test de la paraffine. Ce test consiste à révéler la présence de poudre sur les mains et la joue droite d’un tireur (ledit tireur collant son visage au fusil pour viser, de la poudre peut être projetée sur ses joues lorsqu’il fait feu, de même que sur ses mains lorsqu'il se sert d'un pistolet) : en théorie, le reste de poudre réagit avec la paraffine et devient bleu. Or, si le test fut positif pour les mains, il fut négatif pour la joue droite, ce qui, lorsqu'on analyse strictement les résultats, tend à prouver qu'Oswald aurait bien abattu Tippit (puisqu'il s'est servi d'un revolver) mais n'aurait en revanche pas tiré sur Kennedy (pas de trace de poudre retrouvée sur sa joue droite).

  Cependant, le test de la paraffine est connu pour ses faux positifs ou négatifs. Il réagit en effet avec bien d'autres éléments que de la poudre (tabac, cosmétiques, médicaments...), et a même été considéré comme sans valeur par le FBI en 1963 (il n'est plus du tout utilisé aujourd'hui, au profit de la spectrométrie atomique) lorsqu'il fit tirer dix-sept personnes avec un calibre 38 et que le test de la paraffine sur les mains de huit d'entre eux s'avéra négatif, négatif sur la main ayant servi à tirer de trois autres mais positif sur l'autre, positif sur la main ayant servi à tirer de deux autres mais négatif sur l'autre, et positif sur les deux mains pour les quatre derniers. Le FBI fit ensuite subir le test à vingt personnes n'ayant jamais tiré, et il fut à chaque fois positif sur au moins une main (source : Case Closed, de Gerald Posner).

  Bref, le test de la paraffine ne prouve ni ne réfute l'innocence d'Oswald.

 

  Toutefois, le test de la paraffine créa tout de même un doute, ce qui fait que les détracteurs de la théorie du complot se rabattirent sur la découverte par le FBI d'empreintes digitales d'Oswald sur le fusil (Mannlicher-Carcano). Dans le film JFK, Jim Garrison (joué par Kevin Costner) affirme que tout ceci n'est qu'un tissu de mensonges : d'après lui, le FBI ne découvrit aucune empreinte. En conséquence, le fusil fut rendu à la police de Dallas qui en découvrit une alors "miraculeusement". Le procureur de La Nouvelle-Orélans avance l'hypothèse que le fusil aurait pu être amené à la morgue pour être mis en contact avec la main d’Oswald, qui serait alors devenu coupable malgré lui.

  Toutefois, cette thèse n'est que pure fiction, pour la simple et bonne raison qu'elle se base sur des affirmations ("le FBI ne découvrit aucune empreinte") complètement fausses. En réalité, dans un premier temps, le lieutenant Carl Day de la police de Dallas releva des empreintes partielles au niveau de la gachette et du canon. Cependant, elles étaient trop faibles pour qu'on puisse déterminer s'il s'agissait des empreintes d'Oswald ou non. Pourtant, en examinant de plus près l'arme, il trouva une empreinte de la paume droite d'Oswald sur le fût du canon. Mais avant qu'il n'ait pu finir son expertise, le FBI vint récupérer le fusil en vue d'effectuer des "tests plus poussés". Cependant, l'empreinte d'Oswald ayant été tellement "travaillée" par Day, le FBI ne la remarqua pas tout de suite. C'est là que s'arrête Oliver Stone. Grave erreur : averti de la découverte de Day, le FBI repéra l'empreinte "abîmée" sur le fût du canon, et conclut que c'était bien celle d'Oswald.

 

  Un élément vient toutefois laisser planer le doute quant à la culpabilité d’Oswald dans la fusillade : Lee fut aperçu par ses collègues et par le policier Marion Baker au premier étage du dépôt de livres quatre-vingt dix secondes après la fusillade. Cela voudrait donc dire que, s’il a bel et bien tiré, il aurait eu le temps  après s'être assuré d'avoir au moins touché sa cible – de traverser tout le cinquième étage pour cacher son fusil entre deux piles de cartons, puis de se précipiter vers les escaliers pour les dévaler sur quatre étages, tout ceci en à peine une minute trente, et, d’après le policier Baker qui fit irruption dans le dépôt de livres juste après les coups de feu, sans présenter le moindre signe d’épuisement. Problème : Oswald ne fut ni vu ni même entendu par aucun des employés du TSBD (un homme qui descend des escaliers à toute vitesse fait du bruit et risque de se faire remarquer).

  Ainsi, Victoria Elizabeth Adams, une employée du TSBD qui se trouvait au troisième étage au moment des coups de feu (soit deux étages plus bas que celui d'où tira officiellement Oswald), témoigna s'être immédiatement précipitée avec sa collègue Sandra Styles vers les escaliers pour les descendre quatre à quatre une fois la fusillade terminée. Les deux femmes n'entendirent ni ne virent personne au-dessus ou en-dessous d'elles les dévaler également. Or, en raison de leur ancienneté, il était absolument impossible de descendre ces escaliers de bois sans les faire grinçer, et donc sans se faire entendre par ceux qui les empruntaient également. Pourtant, Adams et Styles n'entendirent absolument rien. Adams demanda à la Commission Warren d'interroger sa collègue pour prouver que son témoignage était tout ce qu'il y avait de plus crédible dans la mesure où il aurait été corroboré par une autre personne ; la Commission refusa. Au rez-de-chaussée, les deux femmes croisèrent deux autres collègues (Billy Lovelady et William Shelley). Eux non plus n'entendirent ni ne virent Oswald (ce qui est d'ailleurs normal vu qu'Oswald fut aperçu par l'officier Baker au premier étage). Et inutile d'émettre l'hypothèse que ce dernier aurait pu emprunter l'un des deux ascenseurs : on sait qu'ils ne furent pas utilisés.

  Cet élément vient fortement remettre en cause la culpabilité d'Oswald dans la fusillade. Toutefois, il ne repose que sur le témoignage d'Adams. Et, justement, il n'est pas fiable. En effet, Adams, nous venons de le dire, affirma s'être instantanément précipitée vers les escaliers et serait ensuite tombée sur ses collègues Lovelady et Shelley au rez-de-chaussée. Le problème, c'est que ces derniers affirmèrent devant la Commission Warren s'être dirigés vers les voies ferrées près du Triple Underpass juste après l'assassinat, et n'être revenus au TSBD qu'environ cinq minutes plus tard. Ce n'est seulement qu'à ce moment-là qu'ils auraient vu Adams et Styles. De ce fait, on peut légitimement considérer qu'Adams s'est trompée dans son estimation et qu'elle resta beaucoup plus longtemps au troisième étage qu'elle ne le prétendit. Entre-temps, bien entendu, Oswald aurait eu tout le temps de descendre les escaliers sans être vu ou entendu.

 

  Toutefois, l'attitude d'Oswald après l'assassinat demeure troublante. Imaginez seulement : vous venez de tirer sur le président des États-Unis, que faites-vous ? Sans pour autant prendre vos jambes à votre cou, de peur d'être repéré, vous sortez discrètement du TSBD, vous mêlez éventuellement à la foule mais, en tout cas, vous quittez l'endroit d'où vous avez tiré. Eh bien non, pas Oswald. Lui a choisi de se payer… un Coca-Cola au distributeur du premier étage du dépôt de livres ! Oui, vous avez bien lu, plutôt que de s’enfuir au plus vite, Oswald, l’ « assassin » de Kennedy, a préféré se rafraîchir en sirotant une boisson sucrée ! Est-ce là l’attitude d’un assassin ?

 

  Pourtant, un témoignage – celui d’Howard Brennan – va dans le sens de la version officielle, à savoir la participation d’Oswald dans la fusillade. Un quart d'heure avant les coups de feu, installé sur le trottoir en face du TSBD, Brennan vit un homme qu'il décrivit de manière très précise à la fameuse fenêtre du cinquième étage, et ce à plusieurs reprises. Au moment de la fusillade, il aperçut l'individu en train de tenir un fusil. Puis, toujours d'après lui, l'hommme rentra son arme afin de s'assurer qu'il avait bien touché le président. Au début, Brennan fut incapable d'identifier celui qui, à l'évidence, semblait être l'assassin. Ce n'est seulement que quelques heures plus tard qu'il identifia Oswald comme étant la personne lui ressemblant le plus.

  Nombreux ont été ceux qui ont essayé de détruire le témoignage de Brennan, en se basant notamment sur sa mauvaise vue. On a en effet dit à juste titre qu'il était presbyte, et qu'il n'avait donc pas pu décrire de manière aussi précise le physique et les actions de l'homme qu'il avait surpris à la fenêtre du cinquième étage du TSBD. Mais ceux qui critiquent Brennan sur ce point oublient que la presbytie affecte la vision de près. Alors même s'il n'avait pas forcément des yeux de lynx, il a montré devant la Commission Warren qu'il pouvait tout à fait voir à des distances relativement importantes. Ainsi, outre l'individu installé au cinquième étage, il remarqua également la présence de deux hommes au quatrième étage (il s'agissait d'employés du TSBD), qu'il reconnut lorsqu'on les lui présenta (avec quelques difficultés, certes, mais on ne peut lui en vouloir de ne pas avoir analysé en détails la physionomie de deux personnes (au quatrième étage qui plus est) sur les dizaines d'autres qui regardaient le convoi depuis des fenêtres de bâtiments).

  Et même si l'on décide de prendre la déposition de Brennan avec des pincettes, nombreux sont les autres témoignages qui confirment que l'homme à la fenêtre du cinquième étage du TSBD était bien Lee Harvey Oswald (la description physique qu'ils en fournissent correspond parfaitement).

 

 

  En conclusion, hormis l'attitude quelque peu étrange d'Oswald après la fusillade (il s'achète un Coca), quantité d'éléments (empreinte digitale, témoignages...) viennent prouver qu'il a bel et bien tiré sur le président Kennedy le 22 novembre 1963.

 

 

Oswald, "l'assassin du président sans l'ombre d'un doute"

 La rapidité à laquelle Oswald fut accusé du meurtre du président est un élément extrêmement troublant. Rappelons les faits : vers 13 heures 15, on retrouve le corps du policier Tippit. Des témoins affirment avoir reconnu Oswald comme étant le meurtrier.

  Celui-ci est par la suite repéré aux abords d'un cinéma, le Texas Theater, dans lequel il rentre sans payer. Il est arrêté à 13 heures 50 après avoir tenté, d'après les policiers l'ayant interpellé, d'abattre l'officier MacDonald.

  Certains défenseurs de la seule culpabilité d'Oswald, à l'instar de Gerald Posner dans son livre Case Closed (1993), feront plus tard remarquer que, dès son arrestation, Oswald affichera régulièrement un "petit sourire satisfait", renforçant l'image d'un fou ravi de l'attention qu'on lui portait. Cet élément ne vient en réalité rien prouver puisqu'il s'agissait plus d'un tic occasionnel qu'autre chose (aucune de ses conférences de presse ne le montre en train de faire un tel rictus lorsqu'on lui demande s'il a tué le président).

 

  Ce n'est que dans la nuit du 22 au 23, vers 1 heures 30, qu'il sera officiellement inculpé du meurtre de Kennedy. En réalité, on peut dire qu'il l'a été à la seconde même où il a été arrêté. En effet, le soir même, Jesse Curry, le chef de la police de Dallas, déclare aux journalistes :

 

"Nous avons pu établir que cet homme était dans le bâtiment, à l'étage concerné et à l'heure où l'assassinat s'est produit. Nous avons pu établir le fait qu'il était à la fenêtre d'où les coups de feu ont été tirés. Nous avons pu établir le fait qu'il avait acheté une arme identique et qui, selon nous, est celle qui a été utilisée. C'est la preuve, sans le moindre doute pour nous, qu'il s'agit de l'homme et de son arme."

 

  Ces affirmations en laisseront plus d'un sans voix. Comment la police peut-elle conclure après seulement quelques heures d' "enquête" qu'Oswald était bien l'assassin de Kennedy ? Car, rappelons-le, il n'a pas été pris la main dans le sac. Si ces conclusions avaient été formulées deux ou trois jours après l'assassinat, le temps que la police rassemble des preuves concrètes et vérifiées, cela aurait été acceptable ; mais là, lesdites preuves semblent être tombées du ciel directement sur le bureau de Curry, et ce seulement quelques heures après l'assassinat. Il est tout à fait légitime d'avoir (beaucoup) de mal à y croire.

  Mais le pire vient du procureur de Dallas Henry Wade qui, lorsqu'un journaliste lui demanda le soir même de l'assassinat : "Sait-on s'il s'agit d'un complot ou s'il a agi seul ?" répondit catégoriquement : "Il a agi seul". Il ira encore plus loin un peu plus tard :

 

"Je dirais qu'il est l'assassin sans l'ombre d'un doute. La loi parle d'être « au-delà du doute raisonnable et jusqu'à la certitude morale. » J'ai cette certitude. Il n'y a aucun doute que c'est bien lui qui a tué le président Kennedy."

(ça fait beaucoup de "sans doute" et de "certitude", mais il s'agit bel et bien de la même phrase !)

 

  Et, le lendemain, Wade déclarera qu'il demanderait la peine capitale, partant ainsi du postulat qu'Oswald était indiscutablement coupable. Wane aura précisé auparavant : "Nous avons suffisamment de preuves pour le déclarer coupable". "Le déclarer coupable" ? Carrément ! Là encore, on ne voit pas comment on peut être si certain de cela en si peu de temps, sachant que l'attitude des témoins (qui se sont précipités en direction du Grassy Knoll) prouve qu'il y avait au moins deux tireurs.

  Par ailleurs, comment ne pas être "amusé" (quand on atteint un tel niveau de ridicule, on ne peut malheureusement qu'en sourire) par les arguments du pro-version officielle qu'est François Carlier, qu'ils exposent dans son livre Elm Street. Oswald a tué Kennedy ! :

 

"Le soir même de l'assassinat, on savait déjà qui avait tué le président. On se basait pour cela sur des données concrètes, solides, déjà irréfutables. Et c'était avant même que l'autopsie ne donne ses résultats."

 

  On pourrait s'arrêter longtemps sur des telles inepties. Ce site a déjà suffisamment prouvé que tout portait à croire dès le 22 novembre 1963 qu'il y avait eu au moins deux tireurs, comme en attestaient les témoignages de dizaines de personnes.

  On ne va pas ici énumérer tous les éléments de ce type, mais comment ne serait-ce qu'oser écrire qu'il n'est pas normal de s'étonner qu'on puisse tout à fait classer une affaire de cette importance en une après-midi ?! En fait, les arguments de Carlier sont tellements pauvres et sa mauvaise foi tellement démesurée qu'il se tire lui-même une balle dans le pied tout en essayant de tourner cela à son "avantage", en rappelant que l'autopsie n'avait pas encore eu lieu. Justement ! C'est là le problème ! Les médecins de Parkland penchent pour un tir fatal frontal et les témoignages prouvent qu'il y avait au moins deux tireurs, impliquant une culpabilité "partielle" d'Oswald, si tant est qu'il ait lui-même appuyé sur la détente, ce que rien ne confirme jusqu'alors. Pour l'instant, les soi-disant "preuves" ne sont en réalité que des pistes absolument pas confirmées. Il serait dès lors purement logique d'attendre les résultats de l'autopsie pour éclaircir tout cela, de rester prudent et d'éviter les allégations plutôt que de se moquer de la présomption d'innocence en accablant un seul homme.

 

  Mais, le 24 novembre, à 11h21, se produit un des plus grands coups de théâtre de l'histoire. Alors qu'il est transféré vers la prison du comté de Dallas, Lee Harvey Oswald est abattu d'une balle dans l'abdomen par Jack Ruby.

  Alors que le monde entier est dès lors convaincu qu'on a fait taire l'assassin présumé du président, on pourrait au moins espérer de la police de Dallas qu'elle continue l'enquête, car, justement, Oswald est l'assassin présumé. Eh bien c'est tout le contraire qui va se produire ! Une heure après l'annonce de la mort d'Oswald (13h07), la police déclare que l'affaire est classée !

  Pareil pour Wade, encore lui, qui ne restera pas muet. Pour couper court à ces rumeurs de complot, le procureur de Dallas déclarera dans une conférence de presse le 25 novembre au soir : "Il est indiscutable qu'il est l'assassin du président Kennedy." Mais le pire viendra après, lorsqu'il ajoutera que, à partir du moment où le coupable est mort (pas le "coupable présumé", mais le "coupable") l'enquête... est terminée !!! Comme l'explique très bien Thierry Lentz dans son livre L'assassinat de John F. Kennedy, histoire d'un mystère d'État :

 

"[c'est] exactement comme si Oswald était mort d’une crise cardiaque ou d’un mauvais rhume. C’est oublier que le suspect numéro un, non seulement a été assassiné, mais il l’a été dans des locaux de police, en présence des responsables de l’ordre."

 

  Wade, en effet, ne semble absolument pas troublé par le fait que l'assassin présumé  qu'il ne considère en aucun cas comme "présumé" (bravo la présomption d'innocence)  a été assassiné dans un commissariat (lieu en principe sécurisé, surtout lorsque l'on transfère le meurtrier supposé du président) devant des policiers et des dizaines de journalistes, et non dans une vieille baraque abandonnée du fin fond de la Creuse. De toute façon, affirme-t-il, il est l'assassin de Kennedy. C'est tout. Il n'y a pas lieu d'aller plus loin, on se fiche de savoir pourquoi il a lui-même été assassiné, et comment on a réussi à l'assassiner. On ne laisse jamais entendre qu'on l'a peut-être fait taire. L'affaire s'arrête là. Circulez, il n'y a rien à voir. Quant aux millions de personnes qui nous regardent ou lisent les journaux, oui, en effet, on vous prend pour des imbéciles notoires.

 

 

  Pour renforcer le côté maléfique d'Oswald, la Commission Warren affirmera dans son rapport qu'Oswald n'avait fait que mentir au cours de ses douze heures d'interrogatoires. La vie de celui-ci étant parfaitement connue, il suffit d'écouter les enregistrements ou transcriptions de ses propos pour s'en convaincre. Problème : il n'y en a pas ! Eh oui, bien qu'ayant été interrogé pendant des heures et des heures, il n'existe absolument aucune trace écrite ou enregistrée de ses réponses aux questions des policiers !

  Comment dès lors la Commission Warren a-t-elle pu conclure qu'il avait menti en permanence ? Elle n'est pas allée chercher très loin : elle s'est entièrement basée sur les témoignages d'environ vingt-cinq personnes (policiers de Dallas, agents du FBI et du Secret Service...) ! Il est très suprenant de constater que l'on puisse attribuer à un individu des propos ayant pour seule origine la mémoire de quelques-uns dans l'État de droit par excellence qui constituent les États-Unis.

 

 

  Pour finir, on pourrait également s'étonner de la rapidité de publication du rapport du FBI concluant qu'Oswald était le seul assassin. En effet, on aurait pu espérer du Bureau qu'il mène une enquête approfondie sur le sujet (l'assassinat du président des États-Unis, excusez du peu !), ce qui lui aurait pris de toute évidence plusieurs mois. Pourtant, ce fut tout le contraire, puisque son rapport de cinq volumes fut publié le 9 décembre 1963, soit... 17 jours seulement après l'assassinat ! C'est ce qui s'appelle aller vite en besogne ! 

 

 

La préparation du coupable

  Que l'on soit partisan du complot ou de la version officielle, il est aujourd'hui incontestable que la Commission Warren n'avait qu'un seul et unique but : convaincre l'opinion publique de la seule culpabilité de Lee Harvey Oswald dans l'assassinat de Kennedy.

  Le document le plus célèbre qui vient attester cette affirmation est sans contexte le mémorandum rédigé par Nicholas deBelleville Katzenbach  alors adjoint au procureur général des États-Unis Robert Kennedy  à l'attention de Bill Moyers, assistant spécial du nouveau président Lyndon Johnson. Le 25 novembre 1963, soit trois jours après l'assassinat de JFK, Katzenbach envoya à Moyers le mémorandum suivant (document original) (traduction ci-après) :

 

 

25 novembre 1963

 

MÉMORANDUM À L'ATTENTION DE M. MOYERS

 

  Il est important que tous les éléments relatifs à l'assassinat du président Kennedy soient rendus publics de telle façon qu'ils puissent convaincre les personnes aux États-Unis comme à l'étranger que tous les faits ont été révélés et qu'un communiqué soit publié à cet effet.

 

1. L'opinion publique doit être convaincue qu'Oswald était l'assassin, qu'il n'avait pas de complices qui sont encore en liberté et que les preuves étaient telles qu'il aurait été déclaré coupable à son procès (s'il n'avait pas été assassiné par Jack Ruby).

 

2. Les spéculations autour des motivations d'Oswald doivent cesser, et nous devrons avoir des bases pour réfuter l'idée qu'il s'agissait d'une conspiration communiste ou, comme l'affirme la presse du rideau de fer, une conspiration émanant de la droite dans le but d'en attribuer la responsabilité aux communistes. Malheureusement, les faits sur Oswald semblent trop évidents (marxiste, Cuba, femme russe, etc.). La police de Dallas a publié des déclarations sur la théorie de la conspiration communiste, et c'était elle qui était responsable (d'Oswald) lorsqu'il fut abattu, et donc lorsqu'on l'a fait taire (NB : le "on" n'est pas ici à prendre dans le sens "nous", ce qui impliquerait en pareil cas que Katzenbach reconnaîtrait lui-même être un conspirateur. La phrase originale est plus parlante que la traduction française : "he was silenced").

 

3. L'affaire n'a été traitée, jusqu'à présent, ni avec dignité ni avec conviction. Des faits ont été mélangés avec des rumeurs et spéculations. Nous pouvons difficilement laisser le monde nous voir de la même façon qu'il voit la police de Dallas lorsque notre président est assassiné.

 

  Je pense que cet objectif devrait être accompli en rendant public le plus tôt possible un rapport complet et approfondi du FBI sur Oswald et l'assassinat. Cela peut déboucher sur la difficulté de préciser les incohérences entre ce rapport et les déclarations d'agents de police de Dallas. Mais la réputation du Bureau est telle qu'il pourra assurer l'intégralité du travail. La seule autre étape serait la nomination d'une commission présidentielle composée de membres irréprochables dans le but de reconsidérer et examiner les preuves, et de publier ses conclusions. Ceci présente à la fois des avantages et des inconvénients. Je pense que cela pourra attendre la publication du rapport du FBI et la réaction de l'opinion dans notre pays comme à l'étranger.

 

  Je pense, cependant, qu'une déclaration précisant que tous les éléments seront rendus publics de manière ordonnée et responsable devrait être faite dès maintenant. Nous avons besoin de quelque chose pour empêcher les spéculations publiques ou les audiences du Congrès de mauvais augure.

 

  Nicholas deB. Katzenbach

 

  Adjoint au procureur général

 

 

  Aux alentours de l'automne 1963, une série d'épisodes pour le moins troublants se produisirent. Tous vont dans le sens de la thèse suivante : il semble que l'on ait voulu répandre l'image d'un Oswald qui envisageait d'assassiner Kennedy, comme si on cherchait à préparer sa culpabilité.

 

  L'affaire Sylvia Odio, que j'analyse beaucoup plus en détails sur la page dédiée, constitue sans doute l'un des plus célèbres exemples en la matière. Pour résumer : un soir de fin septembre 1963 (deux mois avant l'assassinat de Kennedy), une exilée cubaine installée avec sa sœur à Dallas, Sylvia Odio, reçoit la visite de trois hommes, tous anti-castristes, dont deux Cubains (Leopoldo et Angelo) et un Américain. Son nom ? Leon Oswald (oui, c'est bien Leon). Bon, on a deviné de qui il s'agissait réellement. Les trois visiteurs ont besoin de l'aide de Sylvia pour traduire des lettres (initialement écrites en espagnol) en anglais dans le but de les envoyer à des donateurs américains qui pourront financer des attentats anti-castristes. Sylvia refuse.

  Le lendemain, Leopoldo l'appelle au téléphone et lui demande ce qu'elle a pensé d'Oswald. Pas grand chose évidemment, puisque ce dernier n'a pas dit un mot. Puis, sans raison, Leopoldo va lui dresser le portrait d'Oswald : un ancien Marine un peu fou qui déclara après la baie des Cochons qu'il aurait fallu tuer Kennedy. Si Sylvia avait été impolie, elle aurait probablement répondu : "Ça m'est complètement égal, puisque je ne t'ai jamais demandé de me faire sa biographie !" C'est un peu comme si votre nouveau voisin se présentait chez vous avec un de ses amis (qui vous est complètement inconnu) pour vous avertir qu'il allait faire des travaux et que, le lendemain, il vous appelait en vous racontant la vie dudit ami, dont vous vous contrefichez.

  Pourquoi donc dire cela à Sylvia ? Pour moi, cela ressemble vraiment à ce que j'appelle la "préparation du coupable". On associe par-ci par-là le nom d'Oswald à un éventuel assassinat de Kennedy. Et, comme par magie, c'est ce qui arrive. Mais où sont donc passés Leopoldo & Co ? Disparus, envolés ! Comme par magie !

 

Suite en cours de rédaction

 

 

Les "backyard photos"

  L’un des principaux éléments qui convainquit l’opinion publique de la culpabilité d’Oswald fut la couverture du magazine Life, parut quatre mois après l’assassinat de JFK (voir ci-dessous). On y voit Oswald dans son jardin tenant en main gauche le fusil qui a officiellement servi à tuer Kennedy et, en main droite, un exemplaire du journal communiste The Daily Worker. Accroché à sa ceinture, on distingue le pistolet qui fut officiellement utilisé pour abattre le policier Tippit. Il est à noter qu'il existe également deux autres clichés similaires (Oswald ayant simplement une posture différente) : découverts tous trois le 24 novembre 1963, jour de l'assassinat d'Oswald, dans le garage de ce dernier, on les appelle les "backyard photos" (littéralement "photos de jardin de derrière" ou "d'arrière-cour").

 

 

  La première impression est la même pour tous : un sympathisant communiste qui se fait photographier avec les armes qui ont servi à tuer le président des États-Unis et un officier ne peut être que l’assassin de ces derniers. Oui, à première vue, tout paraît normal sur cette photo. Pourtant, notre œil de simple observateur peut légitimement douter de son authenticité (jusqu'à un certain point, voir ci-après).

  Après son arrestation, lorsqu'on présenta ce cliché (et les deux autres) à Oswald, celui-ci affirma qu'ils étaient truqués, qu'on avait superposé son visage sur le corps d'un inconnu s'étant fait prendre en photo en train de tenir le fusil et le journal. Qu'en est-il réellement ?

 

La simple observation...

 

  Si l’on regarde la direction de l’ombre du corps d’Oswald, on s’aperçoit qu’elle est inclinée de telle sorte que le soleil se trouve en face de Lee Harvey, sur sa gauche (la photo a donc été prise soit le matin entre 9 heures et 10 heures, soit en fin d’après-midi). Problème : lorsque l’on s’intéresse aux ombres du visage d’Oswald, on remarque que ses yeux sont obscurcis et que l’ombre de son nez est parfaitement perpendiculaire au sol (ce qui signifie que le soleil se situe juste au-dessus d’Oswald ; la photo a donc été prise entre midi et 13 heures). Récapitulons : le corps d’Oswald a été photographié vers 9 heures du matin ou en fin d’après-midi, mais sa tête, elle, a été prise en photo vers 13 heures ?! L’ombre du corps d’ « Oswald » ne correspond donc en rien à celle de ses yeux et de son nez (normalement, les yeux d’Oswald auraient dû être éclaircis, et l’ombre de son nez aurait dû pointer vers sa droite, comme celle de son corps). Autrement dit, la logique nous force à conclure que nous avons devant nous la tête d’Oswald et le corps d’un inconnu : il est donc tout à fait légitime de penser qu'il s'agit d'un montage. 

  Si certains demeurent sceptiques, ils n’ont qu’à tester eux-mêmes. Je l'ai fait de mon côté : si l'ombre de votre corps est comme celle du corps d' « Oswald », alors l'ombre de votre nez pointera vers votre droite. À l'inverse, si l'ombre de votre nez est comme celle du nez d'Oswald, alors l'ombre de votre corps sera parfaitement perpendiculaire à ce dernier.

  En fait, je vous mets au défi de me fournir une seule photographie où les ombres sont exactement les mêmes que celles présentent sur la couverture du magazine Life. Personnellement, j'ai tout essayé. En vain.

  En conclusion, notre œil nous indique clairement que cette photographie est truquée.

 

 

... et l'analyse plus poussée.

  TOUTEFOIS ! Comme je l'ai dit précédemment, on peut douter de l'authenticité de cette photo et des deux autres uniquement en tant qu'individu "lambda" possédant des yeux "lambda". Car, en effet, tout ce qui est écrit ci-dessus ne rélève que de simples observations, mais en aucun cas d'analyses professionnelles ou quoi que ce soit d'autre.

  Et, justement, bien que l'on puisse en être très étonné, tout laisse à penser que ces clichés sont bel et bien authentiques.

  En effet, ils n'ont cessé d'être authentifiés par des experts appelés par les commissions officielles. Le HSCA en fit par exemple venir plus de 20 : après avoir analysé des caractéristiques comme le grain, ils eurent tous la même conclusion, à savoir que ces photographies n'avaient pas été truquées.

  Mais, surtout – et cela a encore plus de valeur étant donné que certains fanatiques partisans de la théorie du complot qui voient la manipulation partout ont souvent osé affirmer que tous les experts venus témoigner pour ces dernières avaient été soudoyés par on ne sait qui – il faut savoir que toutes les études indépendantes (c'est-à-dire non réclamées par une commission ou le gouvernement) ont également démontré que les trois photographies d'Oswald n'étaient pas truquées. La dernière en date – celle du professeur Hany Farid, de l'université de Darthmouth (Hanover, New Hampshire) – remonte à 2009, et présente l'avantage de s'être basée sur des outils scientifiques sur ordinateur, autrement dit (quasi) infaillibles, ce qui était bien sûr impossible à l'époque du HSCA (voir son interview ci-dessous pour les anglophones).


 

  En utilisant les toutes dernières technologies digitales et après plus de deux mois de travail, Farid a réussi à prouver qu'une seule et même source de lumière pouvait créer deux directions d'ombres différentes.

  Cette conclusion va d'ailleurs dans le sens d'une autre de ses études précédentes qui avait montré que le système visuel humain était très mauvais pour analyser les ombres.

 

  Il convient également de rappeler que Marina Oswald, la femme de Lee Harvey, a toujours affirmé avoir pris ces photographies aux alentours du 31 mars 1963, soit huit mois avant l'assassinat de JFK. À cela, ceux qui pensent que les "backyard photos" sont truquées supposent que, étant sans ressources après l'assassinat de son mari, on aurait tout à fait pu "proposer" à Marina une aide financière et matérielle en l'échange d'un totale collaboration de sa part. Toutefois, ce ne sont que des hypothèses, des suppositions sans aucun fondement, d'autant plus que, si Marina n'a jamais changé sa version des faits à ce sujet, elle croit pour autant en l'innocence de son mari : on voit dès lors mal pourquoi elle mentirait en affirmant avoir pris ces photos, qui vont plutôt dans le sens de la culpabilité d'Oswald (pour être plus précis, Marina Oswald a cru en la culpabilité de son mari pendant les 20 premières années qui suivirent l'assassinat : mais, par exemple, dans une interview du 22 novembre 1996 (trente-troisième anniversaire de l'assassinat de JFK) chez la célèbre Oprah Winfrey, elle reconnaît avoir été naïve. Ainsi, lorsque la Commission Warren lui montra le Mannlicher-Carcano, elle confirma que c'était celui de son mari. Mais, comme elle le dit aujourd'hui, ne connaissant rien aux armes, on aurait pu lui montrer n'importe quel fusil qu'elle aurait répondu "oui" à la question : "Est-ce celui de votre mari ?". Selon ses propres dires, il ne s'agissait pour elle que d'un "bâton en métal").

 

  NB : certains partisans de la conspiration ont bien souvent la fâcheuse tendance d'affirmer que les témoins qui vont à l'encontre de la théorie du complot ont reçu des menaces ou de l'argent pour qu'ils disent ce que les services secrets ou autres voulaient les entendre dire. Ne vous méprenez pas, contrairement à ce que veulent bien faire croire les partisans de la version officielle, tous les adversaires de celle-ci ne sont pas comme ça. C'est comme de tout, il y a toujours des gens aux idées farfelues, mais faire des généralités à ce sujet revient à mentir et à induire l'opinion en erreur.

J'apprécie énormément vos commentaires. Cependant, dans un simple souci d'organisation du site, si vous souhaitez donner votre avis sur le site en général, préférez le Livre d'or ou contactez-moi.

 

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Commentaires : 42
  • #1

    Luc Richard (samedi, 04 août 2012 05:35)

    1 ere fois et je suis tres surpris de voir combien vos commentaires sonts pertiments et bien etayés et ce avec applomb, félicitation

  • #2

    Agent Orange (dimanche, 19 août 2012 14:36)

    Plutôt partisan de la version du tireur unique, cela fait trois jours que je cherche la faille dans votre démonstration sur la durée de la fusillade au Dailey Plazza. James Tague ment-il, se trompe-t-il ? Non, ça ne tient pas. Voyez-vous, on lit sur Internet et ailleurs tellement d'aberrations dans le sens de la théorie du complot qu'à mon sens, c'est l'idée même qui finit par être éclaboussée. Aujourd'hui, je prends conscience que HSCA lui-même concluait à la conspiration et à l'existence d'un deuxième tireur. Cette page que vous avez nommé "Lee Harvey Oswald" est d'une rigueur intellectuelle absolue. C'est la clé de voûte de votre site. Vous m'avez presque convaincu.

  • #3

    jfk-officielverite (dimanche, 19 août 2012 14:38)

    Merci pour votre commentaire ! Si vous voulez en débattre, je vous invite à vous inscrire sur le forum que je viens d'ouvrir aujourd'hui et qui présente de nombreux avantages par rapport au module de commentaires (listés en page d'accueil).

  • #4

    JL Schneider (lundi, 24 septembre 2012 10:03)

    Votre oeuvre est très appréciable.
    Votre page consacrée à Oswald est super bien détaillée et d'une grande rigueur intellectuelle. Seul hic vous présenté le professeur Hany Farid comme un spécialiste en analyse photographique pour apporter du grain aux anti complotistes et pour valider l'authenticité des photos montrant Oswald avec ses armes, hors il en est rien... Son analyse des dits documents est faites à partir de copies de très mauvaises qualités, et ses conclusions sont basées sur des projections réalisées à partir d'un logiciel informatique.
    Avec de tels paramètres l'homme pourrait voyager à la vitesse de la lumière mais rien ne le prouve !
    Ici, Hany Farid nous indique qu'une même source de lumière peut produire deux sortes d'hombre, ceci est totalement faux et n'a jamais été vérifié en réel. D'ailleurs, ce professeur ne fait aucune démonstration en condition identique pour démontrer ses propos... Tout ceci est peu crédible et manque de sérieux scientifique.
    Quand à l’authenticité des clichés, le grain ne permet pas de dire que les photos n'ont pas été truquées et pour cause il suffit de prendre deux photos différentes avec deux appareils photo différents mais avec la même marque de pellicules aux mêmes références, les grains d'images seront alors similaires et il sera quasi-impossible de les dissocier...

  • #5

    Frédéric (mardi, 25 décembre 2012 21:30)

    Etant tireur licencié,j'ai essayé avec une arme d'épaule à culasse manuelle à verrou de la seconde guerre mondiale (un mauser 98K), d'actionner à vide la culasse comme si je réalisais 3 tirs en chronomètrant. Resultat : entre 5 à 7 secondes (moyenne donc de 6 secondes), et encore était-ce sans rien viser de spécial. J'imagine alors s'il faut, de plus viser une cible mouvante entre 50 et 80 m, depuis le 5e étage d'un bâtiment... De toute évidence, si Oswald a tiré sur JFK (ce que rien ne prouve), il n'a pas été le tireur unique. La blessure mortelle à la tête et la video de Zapruder, déjà démontre le contraire.

  • #6

    Geers Luc (vendredi, 23 août 2013 12:04)

    Bonjour, vos commentaires sont pertinents et bien illustrés. J'ai compris certains éléments que je n'avais pas compris en consultant d'autres sites ou en visionnant des émissions télé consacrées à l'assassinat de JFK. Pour ma part, je pense que le rôle de Lee Oswald consitait à faire diversion au cours du guet-apens tendu au Président des USA.
    Oswald à comme seule mission de faire du bruit pour attirer l'attention de tous les membres de la sécurité vers l'origine des tirs, donc vers l'arrière du convoi, et laisser place nette au(x) tireur(s) situé(s) devant le convoi.
    Si tel était le rôle d'Oswald on peut comprendre:
    - qu'il ait utilisé une vieille pétoire peut fiable.
    - qu'il ait tiré la première balle à l'aveugle quand le feuillage de l'arbre se trouvait entre la voiture présidentielle et son fusil.
    - qu'il ait touché par ricochet James Thomas Tague situé à l'entrée du triple tunnels a plus de cent mètres de "la cible".
    - qu'il ait pu tirer si rapidement. Il avait même intérêt que cela soit très rapide afin de faciliter sa fuite et ne pas permettre aux membres de la sécurité d'analyser la situation.
    - qu'il soit vu à boire "tranquillement" un soda afin de procurer un alibi.
    Toutes mes remarques ne sont bien sur étayées par aucunes preuves, mais moi, si je devais élimer une personne dans un cortége et que je pouvais profiter de complices je procéderais de la sorte. Une explosion ou un tir ou tout autre subterfuge pour faire diversion et un tireur opposé à ce leurre.

  • #7

    Saru (lundi, 04 novembre 2013 00:47)

    Bonsoir,
    J'ai trouvé la solution c'est le soleil magique!!!!! ( après la balle^^)

  • #8

    Philippe (vendredi, 08 novembre 2013 08:38)

    Bonjour, excellent travail.

    Une petite correction s'impose toutefois, qui ne change rien au fond.

    Votre texte dit "qu'un tireur émérite mettrait en moyenne 6,3 secondes (moyenne des six chiffres donnés ci-après) pour tirer et recharger trois fois de suite avec le fusil dont Oswald se serait servi (un Mannlicher-Carcano) ;

    Il faudrait plutôt lire ... pour tirer 3 fois et recharger 2 fois de suite...

  • #9

    JL Schneider (dimanche, 17 novembre 2013 10:44)

    Je revient sur le point : détermination du premier tir.

    Dans votre quête de disculper Oswald, vous déterminez le premier tir en ne prenant que les éléments pouvant soutenir votre point de vue !

    Que faites vous des témoignages de Connally qui a toujours insisté sur le fait qu'il avait distinctement entendu le premier tir, que celui-ci ne l'avait pas atteint, et ce ne qu'en cherchant à porter son regard vers l'arrière de la Lincoln (vers le Président) qu'il sera blessé à son tour ...
    De MME Kennedy qui déclara "avoir entendu comme un bruit de pétard à la sortie du virage à l'interception des rues Houston-Elm qui lui fit porter son attention sur sa gauche et vers l'arrière puis un second bruit plus strident et c'est à ce moment qu'elle constate la détresse de son époux (le Président) qui porte ses mains à sa gorge..."
    De l'agent du Secret Service Hill qui témoignera qu'il a entendu comme un raté de moteur, puis un coup de feu, et c'est en se précipitant vers la voiture présidentielle qu'il entend le troisième coup de feu et voit la tête du président explosée, une seconde avant d'arriver à proximité du véhicule.

    Et il y en a bien d'autres...

    Donc tout cela pour vous faire remarquer que votre analyse sur la durée de la fusillade et le moment du premier tir sont totalement erronés et ne reposent sur aucune étude sérieuses des différents éléments en notre possession (rapports d'enquêtes, analyses techniques, témoignages).

    En recoupant toutes les données, le premier tir ne peut pas avoir été tiré à Z220 comme vous le prétendez... La-dessus tout le monde est d'accord (warrennistes comme complotistes).
    Puisque 97% des témoins se trouvant entre l'interception des rues Houston et Elm et le panneau signalant l'autoroute sur Dealey Plaza affirmeront avoir entendu une détonation alors que la voiture présidentielle venait de faire 10-20 mètres sur Elm street !
    Donc entre Z145 et Z165... d'où l'embarra de la commission Warren qui devra se caler avec ça malgré le fait qu'à ce moment précis Oswald ne pouvait pas distinguer sa cible depuis sa position supposée !
    Mais ce qui vient à l'appui d'un tir avant Z165, c'est l'attitude des occupants de la Lincoln. En effet, pour ne prendre que lui, le Président Kennedy va subitement cesser de saluer la foule et va porter son attention vers sa droite puis à partir de Z165 il se remet à saluer les badauds, disparaît derrière le panneau de signalisation autoroutier pour réapparaître en détresse, atteint par un projectile (Z224) !

    Il est alors improbable qu'un tir à Z220 soit le premier entendu par tous.

  • #10

    NAudin (mercredi, 20 novembre 2013 16:29)

    @ l'intervenant précédent
    Le témoignage des Connally qui a d'ailleurs évolué dans le temps, ne concorde pas avec de nombreuses analyses balistiques qui concluent que sans être si magique que cela (le décalage du strapontin des Connally aidant) la balle qui a touchée les 2 hommes était la même.
    Si le témoignage de Tague est bien réel et qu'il n'a pas été touché par la première balle (et effectivement la trajectoire parait impossible), cela voudrait dire qu'il l'a été par la 3ème perdue et que c'est une quatrième qui aurait touché jfk à la tête. En tous les cas cela fait beaucoup trop pour un seul tireur.

  • #11

    Richard (vendredi, 22 novembre 2013)

    Voila l’assassin le plus stupide de toute l'histoire !!
    il tue JFK avec SA carabine !!! (depuis son lieu de travail!!!!!)
    il la laisse sur le lieu du crime !! (il a oublier de laisser sa carte de visite!)
    il tue un flic au passage (question de rester chaud je suppose;) )
    après un petit cinoche pour se détendre
    Je me pose 2 questions
    1 cela lui apportais quoi de tuer JFK ?? (a part des emmerdes)
    2 si il cherchais la gloire pourquoi nier le crime ??
    3 quand on prévois de faire cela, engendre t-on une famille ??
    Si j'ai un vœu a faire pour 2014 « messieurs les USA arrêter de nous prendre pour des C... merci »

  • #12

    Anthony (vendredi, 22 novembre 2013 23:51)

    Étant moi même tireur d'élite je peut vous assurez qu'avec le fusil que Lee Harvey oswalt avait il
    Est impossible de tiré 3 balles a 80 mètres sachant qu'il faut la rechargée après chaque tir que la voiture avance et qu'il faut régler sa visée
    Tout ça en 6 secondes avec un automatique c'est déjà très difficile. Je ne crois pas au tireur unique impossible

  • #13

    Richard (samedi, 23 novembre 2013 01:10)

    Et aussi, plus la cible s'éloigne plus le tir devient précis.
    Huuuum j'ai un doute là !!! (ha ha ha ha)

  • #14

    Richard (samedi, 23 novembre 2013 06:30)

    Je ne sais pu a qui le dire (CETTE PHOTO EST FAUSSE) !!!
    LHO n'a jamais porté d'alliance à la main droite voilà CQFD

  • #15

    stradivarius88 (samedi, 23 novembre 2013 19:09)

    D'après ce que j'ai lu la voiture JFK roulait à environ 18 km/h ce qui fait 5m/seconde. Ca coïnciderait avec les 6 secondes pour parcourir la distance entre les 3 tirs (presque 30m). Par contre concernant le Carcano de LHO c'était un modèle 91/38 dont la munition datait tout de même de 1891, la dite munition aurait du être remplacée dans les années 35-36 car les italiens s'étaient aperçu qu'elle manquait totalement de puissance d'arrêt, mais le début de la seconde guerre mondiale les en a empêchés. Pour moi la théorie du tireur isolé ne tien pas dans la mesure où étant situé au 6è étage du TSBD il ne pouvait pas savoir que JFK n'était que blessé par la balle qui lui a traversé la gorge et donc le voyant s'affaisser sur sa femme il n'aurait pas ressenti la nécessité de tirer à nouveau. En plus sa cible avançait à 5m/s ce qui nécessitait un rajustement de tir, JFK bougeait lui aussi et sa femme avançait sa tête vers lui.....trop de paramètres pour contrarier un tir précis à une telle distance surtout avec une arme de si mauvaise qualité...de plus d'un point de vue balistique la balle reçue à la tête par JFK ressemble plus à une balle expansive (voir explosive) plutot qu'à une balle blindée à faible puissance d'arrêt....

  • #16

    VDH (mardi, 26 novembre 2013 03:48)

    Bonsoir,
    Très Beau boulot, mais, (désolé) mais comme la plupart, il y a
    trop de reprises de documents, préjugés, livres etc...qui sont
    repris et non vérifiés, donc faux !!
    Une habitude même des plus grands historiens !!
    Deux exemples :
    95% des livres sur la journée de l'attentat...reprennent
    à 95% le texte de "Mort d'un Président de W. Manchester...
    Avec ses erreurs !!
    Il en est de même pour le choix de l'arme, le mousqueton
    de cavalerie, une arme courte et maniable (un avantage en
    l'occurrence). L'arme d'Oswald, n'était pas la mauvaise quin-
    caillerie décrite, mais une parfaite arme de "Sniper" !!
    Le Carcano M91 de calibre 6,5x52mm a une vitesse initiale
    de 700 mètres par seconde. Donc un calibre qui a un autre
    avantage appréciable un faible recul ! Quant à la lunette de
    visée de 4X pour un tir de +/- 88 mètres, c'est un jeu d'enfant
    pour toucher une cible à cette distance! Enfin, si cette lunette
    tirait légèrement "à droite" cela permettait de tirer sur une cible
    en mouvement s'éloignant en biais...sur la droite... sans devoir
    effectuer de correction !!
    Bien cordialement avec plus de commentaires plus tard.

    Christian Vanderhaeghe





    Ch. VDH
    (Editeur)

  • #17

    Richard (mardi, 26 novembre 2013 13:12)

    Et oui …. faut se rendre a l'évidence !!
    LHO a bien tué JFK
    Apollo 11 (en 1969) nous a retransmis des images et du son en direct depuis la lune (en VHF)
    Saddam Hussein avait des armes chimiques
    etc … 
    http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8re_No%C3%ABl

  • #18

    METZGER (mardi, 26 novembre 2013 15:39)

    La trajectoire de la 1ere balle peut avoir été déviée par le feu de signalisation donc peu après le virage, ce qui expliquerait qu'elle aie raté complètement sa cible et aie été redirigée vers Tague : un documentaire assez récent présente cette hypothèse de façon plutôt convaincante car sur des photos de reconstitutions effectuées quelques jours après le drame, on voit ce qui ressemble a un trou dans la plaque entourant le feu tricolore (partie suspendue, qui aurait été remplacée depuis).

  • #19

    Richard (mardi, 26 novembre 2013 23:29)

    Dommage que personne n'apporte un éclairage sur mes interrogations (post du 22 novembre plus haut), car la vraie question est LHO a-t-il tué JFK ??

    La carabine a peut-être servis à tuer JFK .. .. mais est-on CERTAIN que LHO était derrière ?

  • #20

    atakor (samedi, 28 décembre 2013 03:13)

    Bonsoir tout le monde. Ayant accompli mon service militaire dans un régiment Infanterie, j'étais devenue le deuxième tireur d'élite de la section. On s'entrainer au FSA et sur une cible fixe ou un rectangle est placé au niveau du cœur distance 200 m.On'est deux dans la caserne a fait ceci et beaucoup de choses rentrent en paramètre ,le vent,la concentration et je suis catégorique las dessus le Oswal n'a pu tirer UN SEUL COUP Seulment pas plus

  • #21

    Richard (samedi, 28 décembre 2013)

    Présomption d'innocence
    « Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

  • #22

    asura (dimanche, 05 janvier 2014 01:52)

    je pense qu'il aurait fallu chercher sur une éventuelle implication du policier qu'il a éliminé
    avant de se réfugié dans un cinéma

  • #23

    Richard (mercredi, 08 janvier 2014 14:37)

    Comment Oswald aperçu par sa logeuse à 13h04 près de l’arrêt de bus de Beckley Avenue direction Nord, a pu t’il tuer à 13h06 l’agent J. D. Tippit dans le faubourg d’Oak Park. Distance avérée entre les deux endroits : plus d’un kilomètre. La commission Warren a ignoré ces anomalies. Le témoin Domingo Benavides fut incapable d’identifier l’assassin comme Lee Harvey Oswald.
    Le meurtrier de Tippit a utilisé un 38 automatique et Oswald lors de son arrestation avait un revolver.

  • #24

    Richard (dimanche, 12 janvier 2014 11:48)

    Faut il attendre encore 50 ans, pour de nouvelles réactions?

  • #25

    david (jeudi, 27 mars 2014 23:35)

    OSWALD fut un coupable "fabriqué" d'ailleurs dans les journaux parus le lendemain de l'assassinat toute sa bio apparaissait de A à Z...

  • #26

    zib (vendredi, 28 mars 2014 17:11)

    l histoire est ecrite par les vainqueurs;;;;; mais qui donc a gagné????

  • #27

    anton (dimanche, 30 mars 2014 18:49)

    il ya une erreur le senateur à été touché aprés,image par image...

  • #28

    Richard (jeudi, 03 avril 2014 14:56)

    Très mauvais montage photo !!!

  • #29

    Thomas (vendredi, 02 mai 2014 18:17)

    Venant de lire 22/11/63 de S.King, et bercé par les récents cours d'histoires ( j'ai 17 ans ) je penchais évidemment sur la théorie du tireur unique. Mais venant de lire ce site internet, je suis perplexe à l'idée que LHO a agit bel et bien seul. Certes il est impliqué ( et pour moi il était à la fenêtre du TSBD ) mais il n'a pu effectuer 3 tirs, je ne suis pas tireur d'élite, mais je suis fan de jeu vidéo ^^ , et pour moi cela relèverai d'un miracle qu'il ait réussi.
    Pour parler d'un autre tireur, surtout derrière la palissade, j'en suis quasiment sur à la suite de la (re) vue du film Zapruder, lors du tir qui atteint JFK à la tête, on voit clairement que sa tête recule, logique si le tir provient en face de lui ! ( si qqn voit frappe au visage votre tête recule c'est tout a fait normale, donc de même pour une balle ) Hors LHO se trouvait derrière JFK lors de ce tir ! Ce qui ( pour moi ) montre que LHO n'était pas tout seul. Après à savoir si il a tiré sur le président ou s'il était juste la pour faire diversion ( comme un commentaire le prétend ) ( sachant qu' après son arrestation il déclare être " un bouc émissaire " ) je ne sais pas, et je pense qu'on ne le saura jamais.

  • #30

    Richard (vendredi, 17 octobre 2014 16:08)

    Arrêtons de salir cet homme (et sa famille), sans aucune certitude!
    Merci pour eux

  • #31

    Richard (mardi, 04 novembre 2014 00:16)

    Il vient (soit disant) de tuer tippit, et entre dans un magasin de chaussure!! et après au cinéma.... Question: personne ne parle du sang dont il devrait être recouvert (sang de tippit) après une exécution à bout touchant (donc prés de la victime), remarquer que les images de son arrestation a la sortie du cinéma ne nous montre pas à nous aussi un LHO couvert de sang!!!étrange non? lors de son assassinat non plus (par Ruby). Une histoire sans sang (hi hi hi) sauf pour JFK ! des projections très lointaines. Faisons comme pour Jack l'éventreur, analysons les vêtements de LHO (ADN) voir si on trouve de l'adn de tippit dessus....

  • #32

    oups (lundi, 22 décembre 2014 01:18)

    Très beau site très bien structuré. Bravo pour votre travail.

    Une note importante :
    La plupart des films et photos réalisés lors du 22 novembre 1963 sur Dealey Plaza ont été réquisitionnés par les autorités. Pour ceux qui ont rendus, la plupart portent des traces d'altérations. On se demande bien pourquoi?

    Le Nix Film a reçu un coup de cutter sur la zone qui montrait le mieux la zone de grassy knoll.
    Sur les six polaroids que Mme Moorman prend, montrant le grassy knoll au moment des tirs, trois sont confisqués par le FBI. Rendus, l'arrière de deux d'entre eux est mutilé. Ce sont les photos qui montrent le mieux la barrière sur la butte gazonnée.

    Le film de Maria Muchmoore a été réquisitionné par le Secret Service. La partie du film montrant la blessure est altéré également par un coup de cutter.
    https://www.youtube.com/watch?v=-vbgwB3_C4s
    Le film de Charles L Bronson est confisqué et gardé secret pendant 15 ans.
    Le FBI a déclaré qu'il ne montrait pas le Texas School Book Depository. C'est bien sûr le cas.
    Il montre d'ailleurs les mouvements au 5ème étage plus nettement que le film de Robert Hughes
    Pour consultation :
    https://www.youtube.com/watch?v=J52ANg2TfL4
    https://www.youtube.com/watch?v=kA0t5zvaW70
    Le film de Bervely Oliver a été confisqué, le 25 novembre 1963, et jamais rendu à ce jour.

    Le film de Zapruder, pièce centrale, a été également trafiqué. En 1976, un document de la CIA indique que le film a été au NPIC National Photo Interpretation Center (Suitland Maryland), centre de traitement photo de la CIA la nuit du 22 novembre 1963
    Objectifs :
    - faire disparaître le motard à gauche de kennedy (bobby hargis) dont le torse et la tête furent éclaboussés de matière cervicale
    - les feux stops de la limousine qui s'illuminent (visible sur la version restaurée du film nix et attesté par les témoins présents)
    - éliminer la séquence de l'arrivée de la limousine dans elm street lorsqu'elle prend le virage à plus de 120°. Le film marque une coupure entre l'arrivée des motards de l'escorte puis ensuite reprend alors que la limousine est déjà engagée dans Elm Street. (En 1963, le Service Secret tolère les virages à 90° au maximum pour des raisons de sécurité. Ce virage obligeait la voiture à ralentir augmentant l'ouverture à des tirs).
    Pour rappel, les techniques de trucage sont parfaitement maîtrisées en 1963, année ou Disney produit Mary Poppins.

  • #33

    oups (mercredi, 24 décembre 2014 00:22)

    Concernant l'opération de couverture, il est extrêmement intéressant de noter ces points:
    Lors de l'arrestation d'Oswald, 16 agents de police font le déplacement pour procéder à son arrestation. Or, la police se déplace sur l'appel de Johnny Brewer, gérant d'un magasin de chaussures, qui a signalé quelqu'un qui se cachait peu avant 14h dans un cinéma. Un tel déploiement de forces pour une personne qui a oublié, il est vrai de payer sa place de ciné, laisse songeur.
    A ce moment des faits, aucun élément ne relie Oswald ou ne permet de remettre en cause sa présomption d'innocence ou de le relier à l'assassinat du président Kennedy ou celui de l'agent Tippit. JFK est décédé à 13h00 heure de Dallas et JD Tippit à 13h15.
    Or, interpellé, à Oswald qui demande la raison de son arrestation, on lui répondit que l'on le soupçonnait d'avoir abattu un agent de police ( sans aucune preuve à ce stade de l'enquête du meurtre de Tippit). Le signalement de l'assassin de Tippit diffusé était : " homme de race blanche, 1,78 m, âge 30 ans".
    Pour JFK, la police a bien diffusé à partir de 12:45 un premier signalement d'un homme blanc de taille moyenne et cheveux noirs lancé par le détective Herbert Sawyer. Ce qui, dans une ville comme Dallas, concerne plusieurs milliers de suspects potentiels et permet de ratisser large.

    Ce n'est qu'à 14h00 que le nom d'Oswald apparut après un contrôle d'identité général au TSBD par les autorités.

    Or il est déjà arrêté par la police au Texas Theater. Lorsque le Capitaine Curry donne l'ordre de lancer les recherches, il apprendra à son retour du QG qu'Oswald avait déjà été arrêté.

    Oswald est arrêté et un suspect comme beaucoup qui ont été arrêté ce jour la pour différentes raisons. Mais à leur différence, il ne sera pas relâché.

    Très vite, la police présente l'assassinat de Kennedy comme l'acte d'un homme isolé et surtout présente Oswald comme le seul suspect possible.

    En parallèle, une biographie très détaillée de Lee Harvey Oswald le présentant comme un communiste et pro castriste est fournie aux médias vers 17:00 soit moins de 3 heures après son arrestation et 4 heures après Dealey Plaza. L'auteur de cette biographie est inconnu à ce jour.
    Or Oswald n'est pas à cette heure en état d'inculpation mais déjà présenté comme tel au médias.
    Il subit 12 h d'interrogatoire sans que ces déclarations soient retranscrites ou enregistrées ou que celles ci aient été rendues publiques si tant soit peu elles furent enregistrées, et ce malgré la présence de nombreux représentants de différents agences gouvernementales (FBI, Secret Service, Service des Postes, Assistant du District Attorney notamment). Rappelons, que le capitaine Will Fritz de la brigade criminelle de Dallas avait 30 ans d'expérience professionnelle et qu'il ne pouvait ignorer l'illégalité de la procédure en cours.
    D'un strict point de vue du droit, la procédure était en elle même tachée d'irrégularité. Son droit constitutionnel notamment l'assistance juridique par un avocat n'est pas respecté. La police a indiqué à l'ACLU pour American Civil Libertines Union que Oswald avait refusé de s'en prévaloir.
    Or au cours des séances de présentation à la presse, Oswald à 00h00 le 22 novembre 1963 dit :" J'ai besoin d'une une assistance légale. Les officiers de police ne m'ont pas permis d'en avoir une. (...). Je ne sais pas du tout de quoi il est question". Emmené par les policiers, il ajoute : "Je suis un pigeon".
    La video :
    https://www.youtube.com/watch?v=sbR6vHXD1j0
    et également celle ci :
    https://www.youtube.com/watch?v=4FDDuRSgzFk

    Earl Warren, Chef suprème de la cour fédérale, garant des droits civils et chef de la commission Warren, n'a jamais remis en cause ses procédures.

    Oswald pendant son interrogatoire ne reconnaîtra aucune des charges reprochées à son encontre.
    Plus intéressant encore :
    Oswald est officiellement inculpé pour le meurtre de Tippit à 22:00 et pour celui de Kennedy qu'à partir de 01h35 le 23/11/1963, la plainte ayant été déposé le 22 Novembre à 23h26. Ce sont d'ailleurs les journalistes présents qui vont informer Oswald de son inculpation lors de la même conférence de presse à 00h00, le 22 Novembre 1963, lui même l'ignorant.
    Or, l'autopsie du corps du président ne commence qu'à 22h00, à l'hôpital naval de Bethesda. Mené par une équipe médicale sous qualifiée, sous supervision directe des militaires présents (leur interdisant notamment l'accès au vêtement du défunt), les médecins ne furent pas autorisés à suivre les trajectoires des balles.
    On ignore donc encore déjà combien de coups ont réellement été tiré, d'ou et comment mais les médias parlent déjà de trois coups de feu tirés (sur quels documents ?).

    Le 24 Novembre 1963, Lee Harvey Oswald était abattu par Jack Ruby dans les locaux de la police décidément très malchanceuse.

  • #34

    Richard (vendredi, 26 décembre 2014 23:09)

    Ou est le sang de "Tippit" sur les vêtements de LHO ?

  • #35

    Jfk (dimanche, 01 mars 2015 08:18)

    Les preves sont accablantes contre Oswald.Je pense qu'il en a tiré une mais pas plus. Brennan a dit avoir vu Oswald tiré avec sa main gauche alors que Lee est droitie. Mais il a tellemnt de témoignages qui disent qui ont entendu des coups de feu du tsbd ou avoir avoir vu un homme tiré( Eunis et Underwood).

  • #36

    Richard (lundi, 02 mars 2015 04:13)

    Quelle preuve ??? si vous en avez une donner là aux ricains, ca fait 50 ans qu'ils en fabriquent, ils sont fatigués.

  • #37

    Didier (lundi, 03 août 2015 17:05)

    Si on analyse l'attitude et le comportement d'Oswald après la tentative d'assassinat sur le général Walker ( mais était-ce bien lui je n'en sais rien ), il y a de quoi s'étonner.
    Le 10 avril 1963 il laisse une note en russe à sa femme Marina et quitte son domicile en emportant son fusil. Il se rend au domicile du général Walker et là, à une distance de 30 mètres et sur une cible fixe, il rate son tir!! D'après Marina il était pâle et effrayé.
    On est loin du tireur qui fera mouche le 22 novembre sur une cible mouvante, d'un calme olympien prenant le temps de boire un coca.

  • #38

    Edmond 99 (vendredi, 13 novembre 2015 14:30)

    Le Mossad aurait fait une reconstitution avec des snipers avec la même arme et selon les mêmes distances et même angle de tir sur une cible en mouvement.Les résultats auraient été peu convaincants d'un point de vue faisabilité .
    Il ne faut pas oublier qu'une reconstitution ne peut être qu'un test pour éliminer la version du tireur isolé.Si des tireurs d'élite du Mossad ne réussissent pas dans les mêmes conditions matérielles on ne peut en aucun cas croire en la version officielle ( Lee Oswald seul ). En revanche si des tireurs d'élite réussissent le test cela ne veut pas dire que Lee Oswald était le tireur génial et solitaire .Car une reconstitution ne peut " reconstituer " la réalitè c'est à dire l'ètat de stress de l'assassin ,la tension du fait qu'il peut être découvert par des employés à l'étage où il se trouve , tous les troubles qui influencent forcément la précision d'un tir qui représente le crime politique du siècle en dehors des crimes de masse et génocides .

  • #39

    Johann (mardi, 05 juillet 2016 02:54)

    "Et, justement, bien que l'on puisse en être très étonné, tout laisse à penser que ces clichés sont bel et bien authentiques."

    C'est n'importe quoi. Vous vous fiez d'avantage à de soi-disant "experts" qu'à vos propres conclusions sur les ombres. Il est tellement facile de corrompre des "experts". Et il n'y a pas que les ombres. Voyez:
    http://www.jfk-lecomplot.com/francais/8/
    En outre il suffit de regarder la photo pour constater que la tête est trop grande par rapport au corps.

  • #40

    Johann (mardi, 05 juillet 2016 03:20)

    "Apollo 11 (en 1969) nous a retransmis des images et du son en direct depuis la lune (en VHF)"

    Site recommandé:
    http://aulis.com/
    Le soleil en apparence plus grand que la Terre. La NASA n'a pas peur du ridicule:
    http://aulis.com/further_findings.htm

    Il y a aussi des pages sur JFK. Par exemple:
    https://www.youtube.com/watch?v=MDPY3PBtYdo&feature=youtu.be

    Et si on se concentrait sur les faits et non pas sur les "témoignages"?

  • #41

    ARKANGE (mercredi, 06 juillet 2016 20:09)

    Vous êtes tous crétins comme pas deux!

    La géographie et la géométrie soit la physique de ce temps, de cet espace et de cette planète vous indiques qui ont tués et le pourquoi, bien qu'à ce niveau, c'est plus du café et du commerce.

    Donc, l'assassinat fut effectué en plein jour devant la foule, celle par qui, selon la Constitution, est élu le Président. Mais KLING! Une CASTE d'une CORPORATION bien particulière, décida de montrer au MONDE, celui des Etats-Unis en l'occurence et donc à la population y vivant, car le vrai, de celui-ci ils s’en foutaient comme de leurs dernières culottes.
    Que c'étaient bien eux qui étaient au commande et non l'autre PANTIN qui commençait à prendre ses aises en politique, ce qui leur déplu!

    VOILA LA REALITE, la seul, l'unique et REELLE REALITE!

  • #42

    Gégéleroutier (jeudi, 29 septembre 2016 01:18)

    Je suis le seul à remarquer que la posture d'Oswald ne semble pas naturelle sur la photo de Life ? Si j'en juge l'inclinaison des jambes par rapport au torse on dirait qu'il se tient penché, comme s'il s'appuyait contre un mur.