Clay Laverne Shaw.
Clay Laverne Shaw.

  D’après le rapport Warren, le lendemain de l’assassinat de Kennedy, un dénommé Clay Bertrand contacta un avocat, Dean Andrews, pour lui proposer de défendre Lee Harvey Oswald. Cet élément intrigua Garrison : pourquoi un homme sorti de nulle part ferait-il cela ? La seule raison valable était que Bertrand avait un lien avec Oswald. Restait à savoir lequel.

 

 

  Au début de son enquête, Garrison découvrit que Bertrand était homosexuel et vivait à La Nouvelle-Orléans. Problème : aucun homosexuel de la région ne s'appelait officiellement Clay Bertrand. Le procureur pensa alors que Bertrand pouvait être un pseudonyme, et se mit en quête d’un homosexuel prénommé Clay qui vivait à La Nouvelle-Orléans. Ses recherches l’amenèrent à l’homme d’affaires Clay Shaw, un des citoyens les plus connus de La Nouvelle-Orléans, pour les rénovations du quartier français qu’il avait financées.

  Pour s’assurer que Bertrand et Shaw n’étaient qu’une seule et même personne, Garrison et son équipe d’enquêteurs se rendirent dans tous les bars du quartier français, où résidait Bertrand / Shaw. Bien entendu, tous les habitants connaissaient le fameux Clay Shaw : c’est lui qui avait redonné de ses couleurs à leur quartier. Et, somme toute logique, plusieurs habitants et patrons de bars affirmèrent que Clay Bertrand était Clay Shaw. Et bien d'autres éléments le prouvent :

 

  • Plusieurs signatures « Clay Bertrand » furent identifiées par des experts graphologues (dont Elizabeth McCarthy) comme ayant été écrites par Shaw.
  • L'une de ces signatures figurait dans le registre du salon des VIP de la Eastern Airlines, à l'aéroport Moisant (Nouvelle-Orléans) (aujourd'hui renommé en "Aéroport international de La Nouvelle-Orléans Louis Armstrong"), sous la mention "visiteurs". L'hôtesse (Jesse Parker) qui présenta à "Bertrand" ledit registre (le 14 décembre 1966) identifia formellement Clay Shaw comme étant le signataire ("un personnage de haute taille, à la chevelure blanche et au port distingué").
  • Richard W. Jackson et James Hardiman, deux employés des postes (United States Post Office Department), témoignèrent que, au cours de l'année 1966, Clay Shaw remplit un document pour changer son adresse de direction du courrier, initialement 1313 Dauphine, en 1414 Chartres Street. Le nouveau destinataire était un certain "Clem Bertrand".
  • Le jour de son arrestation, lorsque le policier Aloysius Habighorst demanda à Shaw s’il avait des pseudonymes – un renseignement de procédure – ce dernier, très secoué par son arrestation, répondit d'un ton résigné « Clay Bertrand ».

 

  C'était le premier point de l'enquête de Garrison : Bertrand et Shaw ne faisaient qu’un, l’intéressé l’avait lui-même avoué ; et, par conséquent, Shaw était bien celui qui avait demandé à l'avocat Dean Andrews de défendre Lee Harvey Oswald.

  Ceci constituait une belle avancée pour Garrison. Toutefois, il rechercha d'autres preuves établissant le lien Oswald – Shaw. Et il en trouva.

 

  • "Lee Odom, BP 19106, Dallas, Texas", telles étaient les coordonnées qui figuraient sur l'une des pages du carnet d'adresses de Clay Shaw. Or, la mention "BP 19106" apparaissait également dans le carnet d'adresses de... Lee Oswald ! Citons Garrison pour décrire la réponse des avocats de Shaw :

 

  "Après plusieurs jours de silence, les avocats de Shaw sortirent de leur chapeau un homme nommé Lee Odom, qui louait à l'époque la boîte postale 174 à Irving, un faubourg de Dallas. Il déclara qu'il était de Dallas et que la boîte postale 19106 n'avait jamais été à son nom mais avait été utilisée pendant plusieurs mois par une compagnie de barbecues dans laquelle il avait des parts.

  Les avocats de Shaw (...) expliquèrent qu'Odom avait rencontré Clay Shaw pour discuter avec lui des possibilités d'organiser une corrida à La Nouvelle-Orléans.

  Cette explication, dont le but était de justifier la présence de la fameuse « BP 19106 » dans le carnet d'adresses de Shaw, était fumeuse à plus d'un titre. Tout d'abord, il aurait fallu être bien naïf ou ignorant des traditions pour croire qu'une corrida pouvait passionner la foules de La Nouvelle-Orléans. Ensuite, ainsi que nous le savions pour avoir soigneusement épluché son curriculum vitae, Clay Shaw n'avait jamais participé, ni de près ni de loin, à une organisation de spectacle quelle qu'elle fût.

  Enfin, une telle explication semblait dérisoire si l'on songeait que les mêmes mots, « BP 19106 », figuraient dans le carnet d'adresses de Lee Oswald."

 

  • Lorsqu'il se rendit en Europe en bateau, Oswald obtint son billet par l'International Trade Mart dont le directeur n'était autre que Clay Shaw.

 

  • (témoignage souvent critiqué car son auteur se droguait)
    Un jeune employé de pressing, Vernon Bundy, surprit une conversation entre Oswald et Shaw un matin de juillet 1963. Bundy affirma que Shaw « refila » de l’argent à Oswald.

 

  Mais, en plus de confirmer que les deux hommes se connaissaient, certaines de ces preuves apportèrent une nouvelle information ô combien précieuse : David Ferrie les connaissaient également (on savait déjà qu'il connaissait Oswald (voir page précédente), mais pas Shaw) ! On passait dès lors du lien Oswald – Shaw au lien Oswald – Shaw – Ferrie :

 

  • Pendant l'été 1963, des dizaines d'habitants de Clinton – un hameau rural du fin fond de la Louisiane (à environ 130 kilomètres de La Nouvelle-Orléans) dans lequel était organisée une inscription des Noirs sur les listes électorales et où se déroula également une session d'inscription au CORE (Congress of Racial Equality) – témoignèrent avoir vu Oswald, Shaw et Ferrie réunis, ce qui montre bien qu'ils se connaissaient (contrairement à ce qu'affirma Shaw lors de son procès, ainsi qu'à Garrison lorsque celui-ci l'interroga quelques temps avant de l'arrêter). Citons-en quelques uns :

 

- John Manchester, le marshal de Clinton : contrairement aux autres témoins, il ne prêta pas attention au passager mais parla au chauffeur pendant plusieurs minutes, lequel lui dit qu'il était un représentant de l'International Trade Mart de La Nouvelle-Orléans, le métier de Shaw. Au procès de Clay Shaw, Manchester identifia formellement ce dernier comme étant l'homme à qui il avait parlé. Shaw resta impassible.

 

 

- Comme le rapporte François Carlier dans son livre pourtant pro-version officielle :

 

« Henry Earl Palmer, Corrie C. Collins et William E. Dunn affirmèrent que lors d’une session d’inscription à CORE (Congress of Racial Equality), organisation contre la ségrégation et pour la non-violence, vers septembre 1963, Lee Oswald s’était présenté dans une Cadillac noire en compagnie de deux hommes : l’un avec des cheveux gris, l’autre avec des cheveux et sourcils particuliers (…) Ces quatre témoins (Manchester compris) identifièrent David Ferrie et Clay Shaw comme les deux personnes présentes avec Oswald ce jour-là. »

 

On rajoutera également que – tout comme Manchester – Palmer, Collins et Dunn identifièrent Shaw comme étant le chauffeur de la voiture.

 

Pour l’anecdote, on notera que certains partisans du rapport Warren, parmi lesquels Gerald Posner, contestent ces témoignages. Mais peut-on se ranger du côté d’un homme qui remet en cause les déclarations de dizaines de personnes ?

 

 

  • Un dénommé Perry Russo (voir ci-dessous) affirma avoir assisté à une réunion avec, entre autres, Oswald, Shaw et Ferrie.
     
     
  • En plus d'avoir eu une discussion avec David Ferrie au cours de laquelle ce dernier lui aurait confié avoir pris part à la conspiration visant Kennedy (voir David Ferrie), Raymond Broshears, un ami de Ferrie, affirma avoir vu à plusieurs reprises Ferrie et Shaw réunis. Citons Garrison :

 

"Nous retrouvâmes la trace de Broshears, un garçon prolixe, peu de temps après la mort de Ferrie (22 février 1967). Ce fut en 1965, nous dit-il, chez Dixie, un bar du Vieux Carré, qu'il rencontra Shaw pour la première fois. Plus tard, ce soir-là, Shaw dîna en compagnie de Ferrie dans un restaurant.

  Une autre fois, Broshears se trouvait en compagnie de Ferrie dans Bourbon Street quand une longue limousine s'arrêta à leur hauteur. Ferrie alla bavarder un moment avec Shaw installé à l'arrière. Des « conversations » du même type se produisaient fréquemment selon Broshears. Un jour, Shaw donna une enveloppe brune à Ferrie et l'informa que le FBI recherchait son ami. Après son départ, Ferrie déchira l'enveloppe, en sortit de l'argent et donna quelques billets à Broshears."

 

 

  Que faut-il de plus aux défenseurs de la version officielle, fervents comme modérés, pour transformer leur mauvaise foi en bonne et avouer qu'Oswald, Shaw et Ferrie se connaissaient bel et bien, en dépit des affirmations de l'homme d'affaires ?

 

 

  RÉCAPITULATIF :

 

  1. Clay Shaw, alias Clay Bertrand, contacta un avocat (Dean Andrews) pour que celui-ci fournisse une assistance légale à Oswald après son arrestation du 22 novembre 1963.

  2. Clay Shaw semblait donc connaître Oswald. De nombreux témoignages transforment cette forte probabilité en fait avéré.

  3. D'autres témoignages prouvent en plus qu'Oswald, Shaw et Ferrie se connaissaient.

 

 

  Toutefois, vous auriez raison de remarquer que si, certes, Oswald, Shaw et Ferrie se connaissaient, en quoi cela vient-il prouver que ces deux derniers participèrent d'une manière ou d'une autre à la conspiration visant le président Kennedy ? C'est là-dessus que pêche la démarche de Garrison.

  Sa preuve principale fut le témoignage d'un certain Perry Raymond Russo, étudiant d'une vingtaine d'années au moment de l'assassinat de Kennedy, installé à Bâton-Rouge (capitale de l'État de la Louisiane) (il devint plus tard courtier en assurances). Russo était un ami de David Ferrie.

 

 

PERRY RUSSO

Perry Raymond Russo.
Perry Raymond Russo.

  Avant toute chose, il est primordial de rappeler que Russo s'est présenté de lui-même à Garrison. Ceci constitue une réponse à certains des défenseurs de la version officielle qui, très gênés par son témoignage, laissent entendre qu'il a été déniché et manipulé par le district attorney.

  Plutôt que de le paraphraser, citons Garrison qui, en tant que principal intéressé, résume très bien les origines de l'affaire Russo dans son livre :

 

  "En entendant parler de notre enquête, Russo nous avait écrit une lettre que nous n'avons jamais reçue (lettre dans laquelle il écrivait qu'il avait connu David Ferrie et qu'il souhaitait aider l'équipe du procureur du mieux qu'il pouvait). Par la suite, il avait contacté un journaliste du Baton Rouge State-Times pour lui parler d'une réunion à laquelle il avait assisté dans l'appartement de Ferrie et où l'on avait discuté de l'assassinat du président Kennedy. Dès que j'eus pris connaissance de l'article du State-Times, j'avais envoyé Andrew Sciambra (assistant de Garrison) à Bâton-Rouge.

  Vers 8 heures du matin, Sciambra était arrivé chez Russo et lui avait montré une douzaine de photographies. Russo avait reconnu plusieurs Cubains puis, devant la photo de Clay Shaw, s'était exclamé : « Je le connais, je l'ai rencontré chez Ferrie ! » Évidemment, il ne le connaissait que sous le nom de Bertrand, mais l'identification était formelle."

 

  Cette réunion, d'après Russo, avait donc eu lieu dans l'appartement de Ferrie du 3330 Louisiana Avenue Parkway vers la mi-septembre 1963. Ami de Ferrie, il s'y était rendu par hasard.

  Alors que Russo venait d'arriver, Ferrie lui présenta un individu qui commence à nous être familier, un certain "Leon" Oswald. On a bien compris de qui il s'agissait (ce ne serait pas la première fois qu'Oswald se soit fait surnommer "Leon" (voir L'affaire Sylvia Odio)). Comme Russo le rapporte dans sa dernière interview :

 

  "Oswald était assis en train de tripoter un fusil, de le nettoyer ou de faire quelque chose d'autre avec. Puis je me suis avancé et me suis tourné et, d'une façon tout à fait naturelle, j'ai tendu ma main pour serrer la sienne. Il s'est levé d'un bond, s'est précipité vers moi et a dit : « Qu'est-ce qu'il fout ici putain ?! » Je ne me suis pas démonté et j'ai répondu : « Va te faire foutre ! » ainsi que d'autres jurons, et puis David Ferrie s'est interposé entre nous deux et a dit à Oswald : « Il est OK »."

 

  Dès lors, Oswald et Russo s'ignorèrent.

  Puis Russo entra dans la pièce où se déroulait la réunion, et c'est là qu'il aperçut, au milieu de Cubains ou Latins qui allaient et venaient (il en avait déjà vu certains par le passé), un homme d'apparence distingué aux cheveux blancs qui, vous l'aurez compris, est l'homme dont il est question sur cette page : Clay Shaw. D'ailleurs, d'après Russo, "le seul qui ne correspondait pas était Shaw parce qu'il était trop bien habillé pour appartenir à ce groupe." Précisons que Russo ne le connut que sous le nom de "Clem Bertrand", Ferrie l'ayant présenté ainsi.

  Perry Russo témoigna au cours de l'audience préliminaire que "Clem Bertrand" "portait une veste marron épaisse et une chemise blanche (...) était grand, environ 1m95 ou 1m98 (Shaw mesurait 1m95), avait les épaules larges et un style distingué", ce qui correspond à 100 % à Clay Shaw.

  Bref, à moins que Shaw n'ait eu un frère jumeau totalement inconnu qui se soit fait passer pour lui (j'en doute fort !), il est indiscutable que l'homme que vit Perry Russo chez David Ferrie était Clay Shaw. Et – surprise ! –, juste après l'avoir décrit, Russo identifia formellement et sans la moindre hésitation Clay Shaw comme étant cet homme-là (en le montrant du doigt comme on le lui avait demandé). On notera que, pendant tout l'interrogatoire de Russo, Clay Shaw ne détacha jamais son regard du mur se trouvant en face de lui.

 

  D'après Russo, au début de la réunion, on commença à discuter d'un projet d'assassinat de Fidel Castro. Toutefois, comme l'écrit Garrison dans son livre :

 

  "L'homme appelé Bertrand était réticent. Il pensait que la cible était trop difficile à atteindre. Après un débat fort animé sur les éventuelles stratégies à suivre, les Cubains s'en allèrent. Dès lors, déclara Russo, on changea d'objectif. Ferrie se mit à faire les cent pas en expliquant que la meilleure solution était d'éliminer Kennedy en faisant accuser Castro. Ce serait, disait-il, une excellente excuse pour envahir Cuba. Tout était simple : il leur suffisait d'expédier Kennedy dans l'autre monde."

 

  Les lignes ci-dessus ont le mérite de montrer à quel type de réunion participa Clay Shaw : une réunion débattant d'un projet d'assassiner Kennedy, ce qui fait de Shaw un conspirateur.

 


Perry Russo, un témoin crédible ?

  C'est bien sûr LA question à poser. Car, en effet, si son témoignage est le reflet de la stricte vérité, alors cela vient prouver de manière incontestable l'existence d'un complot auquel Clay Shaw participa, de même que David Ferrie et des Cubains anti-castristes. En revanche, si Perry Russo ne s'est avéré être qu'un petit malin qui profita de la révélation de l'enquête du procureur Garrison pour se faire connaître et en tirer profit, alors tout s'écroule et l'on en revient au point suivant : Oswald, Shaw et Ferrie se connaissaient, ce qui ne vient en aucun cas prouver que ces deux derniers ont participé à l'assassinat de Kennedy. Peut-être n'étaient-ils que de simples amis (ce que nia pourtant Shaw à son procès, qui alla même plus loin en affirmant qu'il ne les avait jamais vu ! Voir ci-après).

  Il est donc impératif de répondre à cette question : Perry Russo, témoin parfaitement honnête ou minable affabulateur ?

 

  Les fervents défenseurs de la version officielle accusent bien souvent Garrison d'avoir drogué – oui, drogué ! – Perry Russo dans le but de lui faire dire ce que le procureur voulait. C'est une accusation très grave, d'autant plus lorsqu'elle est proférée à l'encontre d'un représentant de la loi.

  En effet, les avocats de Shaw tentèrent de discréditer Russo en affirmant dans un premier temps que l'équipe de Garrison lui avait injecté un sérum, ce qui est exact. Plus précisément, il s'agissait d'un sérum dit de "vérité" (du thiopental sodique, plus connu sous le nom de penthotal), qui, comme son nom commercial l'indique, va permettre d'empêcher le questionné de mentir en inhibant sa résistance. Il ne s'agit donc en aucun cas d'un produit permettant un lavage de cerveau. Il est souvent utilisé sur les sujets non consentants par la police, les services spéciaux et les militaires. Ce sérum fut injecté à Russo avec son accord au Mercy Hospital par le docteur Nicholas J. Chetta.

  Puis, dans un deuxième temps, les avocats de Shaw affirmèrent que Russo avait également été hypnotisé trois fois tout en étant interrogé. Là encore, ils dirent vrai. Mais là où il ne faut plus les croire, c'est lorsqu'ils laissèrent entendre que Garrison avait ainsi toujours dû "forcer" la déclaration de Russo pour obtenir de lui un témoignage accablant Shaw. Or, c'est complètement faux. Tout d'abord, il faut préciser que Russo était bien sûr constamment sous surveillance médicale pendant ces deux interrogatoires. Mais, surtout, pour prouver qu'il ne s'était jamais servi de Russo comme un cobaye, Garrison fit venir au cours de l'audience préliminaire les deux médecins qui avaient respectivement hypnotisé Russo et lui avait administré le sérum : le docteur Esmond A. Fatter (éminent spécialiste de l'hypnose ; il hypnotisa des centaines de personnes tout au long de sa carrière) et le docteur Nicholas J. Chetta (médecin légiste de La Nouvelle-Orléans). Tous deux affirmèrent sous serment que Russo disait la vérité et que son témoignage n'avait jamais varié, que ce soit sous hypnose ou sous penthotal.

 

  Mais ce ne furent pas les seules attaques contre le témoignage de Perry Russo. Avant que le début du procès de Clay Shaw ne commence, la chaîne américaine NBC diffusa un documentaire tentant de jeter le discrédit sur l'enquête de Garrison. Et, à la fin du programme, un véritable coup de théâtre se produisit : Walter J. Sheridan, le producteur du documentaire, déclara :

 

  "Au cours de conversations que j'eus avec Perry Russo, celui-ci m'affirma que son témoignage contre Clay Shaw était un mélange de vérité, de fantaisie et de mensonges."

 

  KO, Garrison ? C'est souvent ce qu'affirment fièrement certains des pro-rapport Warren. Le problème, c'est qu'ils ont faux à 200 %, et qu'ils le savent pertinemment. Toutefois, en raison de leur extrême mauvaise foi, ils décideront de ne pas informer leurs lecteurs de la suite de l'affaire, tout simplement parce qu'elle leur donne tort.

  En effet, Russo démentit absolument tous les propos de Sheridan (qui n'a d'ailleurs jamais pu apporter la moindre preuve si ce n'est : "Russo m'a dit que..."). Il affirma ainsi que NBC n'avait pas arrêté de le harceler et que Sheridan lui avait proposé un logement en Californie, un travail garanti par la direction d'Equitable (l'employeur de Russo) ainsi qu'une protection contre l'extradition en l'échange de la rétractation de son témoignage concernant la réunion entre Oswald, Shaw et Ferrie au sujet de l'assassinat de JFK. Citons Perry Russo :

 

  • "Sheridan n'enquêtait sur aucun fait. Son seul et unique but était – et il l'a ostensiblement déclaré – [de discréditer Garrison]. Il a dit : « Je vais empêcher Garrison de continuer » (traduction personnelle ; phrase originale : "I'm going to take Garrison out of this") et : « Vous vous enfoncez en le suivant » ("You're going down with him")."

 

  • "Ce que Walter Sheridan m'a demandé de faire était de mentir de A à Z. Shaw était là, Ferrie était là, Oswald était là." ("What Walter Sheridan was asking me to do was an absolute lie. Shaw was there, Ferrie was there, Oswald was there.")

 

  C'est ce qu'on appelle la neutralité des médias... Ceci a pour but d'apporter une réponse au commentaire de Joris du samedi 11 février 2012 à 18:54 (voir bas de page), qui ne retient que les mensonges de Sheridan.

 

  Avec ce témoignage capital, il apparut clairement à Garrison qu'Oswald, Shaw et Ferrie avaient pris part d’une façon ou d’une autre à l’assassinat. C'est d'ailleurs incontestable si les déclarations de Russo rapportent des faits authentiques, ce qui, comme nous venons de le voir, est quasi certain. Le problème, c'est que Garrison fut incapable de trouver d'autres preuves aussi incriminantes.

  Ainsi, le fait, par exemple, que les termes "oct.", "nov.", "Dallas" ne satisfit pas la justice pour conclure que Shaw avait été impliqué dans une conspiration visant le président (et c'est d'ailleurs logique). Mais cela constitue un maillon de la chaîne

 

  Mais, avec la mort suspecte de David Ferrie survenue le 22 février 1967 – soit seulement cinq jours après que l'enquête de Garrison ait été révélée au grand jour –, le procureur de La Nouvelle-Orléans se rendit compte de la gravité de la situation : après Oswald, c’était désormais toutes les autres personnes qu'il pensait être des conspirateurs qui étaient en train d’être éliminées une par une. Ce fut donc, en fin de compte, pour protéger Clay Shaw qu’il décida de l'arrêter le 1er mars 1967, une semaine après la mort de Ferrie.

 

 

LE PROCÈS

  Le procès de Clay Shaw s’ouvrit le 29 janvier 1969 au Criminal Courts Building (Nouvelle-Orléans).

  Si l'on devait décerner la palme d'or du mensonge à une personne, elle reviendrait sans nul doute à Clay Shaw. Voici les moments les plus "croustillants" de son procès et comparez avec toutes les preuves accablantes ci-dessus. Et, surtout, admirez l'exceptionnelle performance d'acteur de Shaw (il est interrogé par l'avocat de la défense Irvin Dymond) :

 

- Dymond : Monsieur Shaw, voici une photographie (...) se voulant être une photographie du défunt Lee Harvey Oswald. Avez-vous déjà vu cet homme en personne ?

- Shaw : Non, jamais.

- Dymond : Avez-vous déjà fait connaissance avec cet homme ? Lui avez-vous déjà parlé ?

- Shaw : Non, jamais.

(Dymond lui redemande alors s'il a déjà vu Oswald après lui avoir montré une autre photographie de celui-ci sur laquelle fut rajoutée au crayon une barbiche. Même réponse de Shaw : "Non, je ne l'ai jamais vu.")

- Dymond : Avez-vous connu cet homme ?

- Shaw : Je ne l'ai pas connu.

- Dymond : Je vous montre maintenant, Monsieur Shaw, une photographie (...) se voulant être une photographie du défunt David W. Ferrie. Avez-vous connu cet homme ?

- Shaw : Non, jamais.

- Dymond : Avez-vous déjà vu cet homme en personne ?

- Shaw : Non, jamais.

(...)

- Dymond : (...) Avez-vous jamais connu une personne du nom de Perry Raymond Russo ?

- Shaw : Non, je n'ai jamais connu Perry Raymond Russo.

- Dymond : Avez-vous déjà été à une fête avec cet homme, où il était présent ?

- Shaw : Non, jamais.

(...)

- Dymond : Monsieur Shaw, vous êtes-vous déjà rendu dans la ville de Clinton, Louisiane ?

- Shaw : Je ne suis jamais allé à Clinton, Louisiane.

(...)

- Dymond : Monsieur Shaw, avez-vous déjà possédé une Cadillac noire ?

- Shaw : Non, jamais.

(...)

- Dymond : Avez-déjà été à une fête ou assisté à une réunion où se trouvait David Ferrie ?

- Shaw : Non, jamais (juste avant, Dymond reposa une nouvelle fois la question avec Perry Russo. Réponse de Shaw : "Non jamais.").

(...)

- Dymond : Avez-vous déjà été à une fête ou assisté à une réunion telle que décrite par Perry Russo ?

- Shaw : Non.

(...)

- Dymond : (...) Avez-vous déjà vu Vernon Bundy ?

- Shaw : Non.

- Dymond : Vous êtes-vous déjà retrouvé avec quelqu'un près du lac, face au rivage, comme l'a affirmé Vernon Bundy ?

- Shaw : Non.

(...)

- Dymond : Plus particulièrement, vous êtes-vous déjà retrouvés avec Lee Harvey Oswald près du lac, face au rivage ?

- Shaw : Non.

- Dymond : Monsieur Shaw, je vous ai montré une photographie de Lee Harvey Oswald. Avez-vous déjà donné de l'argent à cet homme ?

- Shaw : Non, certainement pas.

(...)

- Dymond : Connaissez-vous l'existence d'un salon dit de "VIP" à l'aéroport Moisant ?

- Shaw : Je ne savais même pas que ce salon existait jusqu'à ce procès.

- Dymond : Puis-je avoir le registre, s'il vous plaît ? (le registre est apporté à l'avocat par le greffier) Monsieur Shaw, j'attire votre attention sur la signature "Clay Bertrand" qui est écrite en bas de page, sous la date "14 décembre 1966". Avez-vous écrit ce nom sur ce registre ?

- Shaw : Non.

- Dymond : Est-ce votre signature, monsieur ?

- Shaw : Non, ce n'est pas ma signature.

(...)

- Dymond : Avez-vous déjà signé de votre nom d'une quelconque façon un registre comme celui du salon VIP de l'aéroport Moisant, de la Eastern Airlines ?

- Shaw : Non, jamais.

(...)

- Dymond : Monsieur Shaw, avez-vous déjà été connu sous le nom de Clay Bertrand ?

- Shaw : Non.

- Dymond : Avez-vous déjà été connu sous le nom de Clem Bertrand ?

- Shaw : Non.

- Dymond : Avez-vous déjà utilisé un quelconque pseudonyme ou faux nom ?

- Shaw : Non, excepté au début des années 1950 lorsque j'ai écrit une pièce et ai utilisé le nom, le nom de plume, Allen White.

(...)

- Dymond : Avez-vous déjà reçu du courrier adressé à Clem ou Clay Bertrand ?

- Shaw : Non.

(...)

- Dymond : Monsieur Shaw, avez-vous déjà parlé, même en plaisantant ou avec désinvolture, d'un projet d'assassiner le président des États-Unis ?

- Shaw : Non, jamais je n'aurais fait une chose pareille. 

 

 

  On s'accordera à dire que Shaw manqua d'originalité dans ses réponses qui, au moins, ont eu le mérite d'être claires. Et qui, surtout, se passent de commentaires. C'est sûr, comme je l'ai dit précédemment, il remporte haut la main la palme d'or du parjure ! Son témoignage n'est rien d'autre qu'une succession de mensonges tous plus gros les uns que les autres :


  1. Il affirma n'avoir jamais vu, ni connu, ni parlé à Ferrie ou Oswald alors que des dizaines de témoignages disent tout le contraire. Il affirma la même chose après son arrestation, dans une interview télévisée de 1967 :

    - Journaliste : Avez-vous connu Oswald ou David Ferrie ?
    - Shaw : Je n'ai jamais connu ni l'un ni l'autre, non.
    - Journaliste
    : Vous ne les avez pas ne serait-ce que vu ou n'êtes jamais rentré en contact avec eux ?
    - Shaw (interrompant le journaliste)
    : Non, non.

  2. Il affirma n'avoir jamais assisté à une quelconque réunion anti-Kennedy, bien que Perry Russo  témoin qui accepta de subir plusieurs tests (hypnose, sérum de vérité) pour prouver qu'il disait la stricte vérité (et ce fut le cas) – certifia le contraire.
     
  3. Il affirma ne s'être jamais rendu à Clinton, Louisiane, bien que des dizaines de témoins l'ait vu accompagné d'Oswald et de Ferrie.
     
  4. Il affirma n'avoir jamais eu recours au pseudonyme Clay Bertrand. Or, les experts certifient que les signatures "Clay Bertrand" – dont celle qui apparaît sur le registre du salon VIP de la Eastern Airlines – furent écrites de la main même de Shaw.
     
  5. Il affirma n'avoir jamais ne s'être jamais rendu au salon VIP de la Eastern Airlines alors que l'hôtesse le vit de ses propres yeux et lui fit signer le registre.
     
  6. Il affirma n'avoir jamais "reçu de courrier adressé à Clem ou Clay Bertrand" bien que deux employés de postes certifièrent qu'il changea son adresse de direction du courrier pour celle d'un autre destinataire : Clem Bertrand.

 

 

CONCLUSION : Clay Shaw est sans aucun doute l'un des hommes les plus culottés et l'un des plus gros menteurs de ces dernières décennies.

 

  Le 1er mars 1969, la Cour rendit son verdict : Clay Shaw fut innocenté (la délibération entre les jurés dura moins d'une heure). Après l’acquittement de ce dernier, Garrison voulut le poursuivre pour parjure, l'accusant d'avoir délibérément menti quant à ses relations avec Ferrie et Oswald, et sur ses deux noms (Shaw et Bertrand). En réponse, la Cour itinérante des États-Unis interdit définitivement au district attorney de poursuivre Shaw. Cette ordonnance fut confirmée par la Cour d’appel.

  Ruiné, Shaw mourut d’un cancer le 14 août 1974 (ou le 15 août selon les sources).

J'apprécie énormément vos commentaires. Cependant, dans un simple souci d'organisation du site, si vous souhaitez donner votre avis sur le site en général, préférez le Livre d'or ou contactez-moi.

 

Écrire commentaire

Commentaires : 13
  • #1

    Joris (samedi, 11 février 2012 18:54)

    Clay Shaw était en fait un héros de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs fois décoré !
    Tout comme David Ferrie, il vota pour John Kennedy en qui il voyait un président capable de lutter contre les inégalités sociales et raciales ! Il est très peu probable qu'il fut un agent de la CIA ayant comploté contre Kennedy !
    D'ailleurs durant son procès le procureur Garrison ne détenaient contre Shaw aucune preuve irréfutable pouvant l'incriminer dans l'assassinat de John Kennedy !
    Les méthodes même de Garrison étaient sujettes à caution ! Le célèbre procureur n'hésita jamais à harceler des suspects et à "influencer" des témoins jusqu à les faire faire de faux témoignages ! Ainsi le fameux assureur Perry Russo ( bizarrement transformé en un prostitué homosexuel,dans le film JFK, "O'Keefe" incarné par Kevin Bacon !) avoua par la suite n'avoir jamais cotoyé Shaw, ni s'être rendu à cette fameuse soirée où Shaw, Ferrie, et Oswald se seraient vus d'après Garrison ! Il n'avait inventé cette histoire que sous la pression de ce satané Garrison !

  • #2

    Joris (samedi, 11 février 2012 19:18)

    Clay Shaw décrivit à un journaliste lors d'une interview, la manière dont Garrison l'avait harcelé et injustement poursuivit ! Il lui expliqua aussi que le procès l'avait ruiné car non seulement les honoraires de ses avocats étaient élevés mais il dut aussi payer des détectives privés ! Shaw souligna aussi le fait que les agissements de Garrison ruinèrent sa réputation à cause de la révélation de son homosexualité...qu'il avait gardé secret et considéré comme un crime à l'époque ! Bref, lui qui fut un business man respecté, se vit traiter quasiment comme un pestiféré par certains après ce procès à l'issue duquel pourtant il fut acquitté !

  • #3

    Billy (vendredi, 30 mars 2012 22:02)

    Les juifs ont tués JFK à cause de la bombe atomique qu'israel voulait avoir à tout prix. Oswald n'étais qu'un pigeon, Shaw étais un des organisateurs du coup, d'ailleurs il étais parti donné une supposé conférence à Seattle (qui à été annulé)en passant par Los Angeles et San Francisco pour faire la fete avec ses amis "tapettes", puis il est reparti en direction de Chicago (se faire payer pour ses services par les juifs sioniste, un bel alibi, mais surtout il ne devait pas aller directement à Chicago) avant de retourné à la Louisiane avec une valise pleine d'argent sale.

  • #4

    KARINE (vendredi, 01 mars 2013)

    PLUSIEURS ANNEES APRES LE PROCES UNE PHOTO EST APPARUE SUR LAQUELLE NOUS POUVONS VOIR SHAW FERRY ET LEE HARVEY OSWALD
    BIZARRE VU QUE SOIT DISANT SHAW NE CONNAISSAIT PAS LEE HARVEY OSWALD

  • #5

    KARINE (vendredi, 01 mars 2013 22:53)

    POUR MOI GARRISSON EST UNE DES SEULE PERSONNE QUI A L'EPOQUE A EU LES COUILLES DE FAIRE CE QU'IL A PU POUR TROUVER LA VERITE

  • #6

    julien (mardi, 12 mars 2013 11:05)

    Une question : pourquoi Clay Shaw a-t-il voulu défendre Oswald à son procès s'il ne le connaissait pas ?
    Ou alors le Clay Bertrand qui voulait défendre Oswald n'est pas Clay Shaw ?

  • #7

    fox (vendredi, 22 novembre 2013 19:56)

    à billy la bombe atomique pour israel les français l'on fournit pas les américains...claw show est un fusible de la CIA et financer par bell hélicopter qui était en faillite avant la guerre du Vietnam....

  • #8

    Henry D (samedi, 28 décembre 2013 00:33)

    Clay Shaw, interprété magistralement par Tomy Lee Jones à l'écran, fut sans conteste l'un des maillons de la chaîne de la conspiration ayant conduit à la mort de John F Kennedy. Mais voilà, il n'en fut qu'un maillon. Le seul Clay Shaw n'avait pas les moyens logistiques et organisationnels que suppose un tel projet. Il a sans doute participé financièrement et a favorisé certains contacts entre divers protagonistes au vu de sa "célébrité" dans la région. Et son orientation sexuelle, notoirement connue dans certains milieux, s'avérait un sacré handicap, le rendant vulnérable en cas de pression et autre chantage. L'homosexualité à cette époque? Une chose honteuse. Clay Shaw fut un maillon de la chaîne, le maillon faible. Qu'il y ait eu conspiration visant à assassiner Kennedy, c'est une certitude. Que Clay Shaw en soit le responsable et soit déclaré coupable par un Jury, non.

  • #9

    Joris (jeudi, 16 janvier 2014 11:39)

    Clay Shaw, fut certes "magistralement interprété par Tommy Lee Jones qui est un excelllent comédien ! Mais il n'en reste pas moins que le film d'Oliver Stone et truffé d'erreurs, d'invraisemblances...se basant sur des allégations et des extrapolations ! Dans la fameuse photo où certains disent voir Clay Shaw en compagnie de David Ferrie et d'Oswald ! Il a été prouvé que les deux personnes en compagnie de Shaw ne n'était pas Ferrie et Oswald, il s'agissait de deux personnes leur ressemblants ! Je vous conseil de lire l'excellent livre de Vincent Quivy "Qui n'a pas tué Kennedy" ! On y énumère les nombreuses théories conspirationnistes des plus sérieuses aux plus invraisemblables...Quivy décrit si bien qui étaient David Ferrie et Clay Shaw : deux personnes qui n'avaient rien à voir avec l'assassinat de John Kennedy et qui furent injustement attaqués le procureur Garrison...un fou furieux aimant employer des méthodes inquisitoriales !

  • #10

    Jfk (lundi, 09 mars 2015 20:50)

    Si il a menti en disant n'avoir jamais vu Ferrie et Oswald alors c'est qu'il cache quelque chose...

  • #11

    JIM (samedi, 09 juillet 2016 20:08)

    Eh! Nous avons à faire à une ''TERRE BLANCHE'' en le dénommé JORIS vous ne trouvez pas?

    Pour lui le vrai coupable n'est qu'autre que le Procureur de la République Jim Garrisson!
    Il faut vraiment être taré quelque part pour encore penser comme il le fait quarante ans après les assassinats de JFK, de RFK et les autres.
    Cela ne prouve qu'une seule chose, c'est qu'il y a encore pleins de vendus aux idées ultra courtes en ce bas monde! Pauvres de nous!

  • #12

    Joris (jeudi, 08 septembre 2016 20:26)

    @JIM
    Jamais je n'ai dit que le vrai coupable est le procureur Jim Garrison ! Je n'ai fait que souligner son iniquité et ses méthodes peu orthodoxes !
    Que sait-on 40 ans après les assassinats de JFK et de son frère (comme vous dites) ?! Les soit disantes thèses conspirationnistes n'apportent aucune preuve et se heurtent toutes aux faits : le 22 novembre 1963, Lee Harvey Oswald assassina John Kennedy ! Oswald avait peut-être été manipulé par les services secrets cubains...mais ce qui est sûr c'est que de nombreuses preuves impliquent Oswald dans l'assassinat de Kennedy ! L'écrivain Philippe Labro, qui connaît bien les USA, lui-même l'affirma !
    Et lol...il faut vraiment être taré pour affirmer quelque chose sans preuves, n'Est-ce pas JIM ?!

  • #13

    Joris (dimanche, 16 avril 2017 09:18)

    Ce qui s'était passé le 22 novembre 1963 à Dallas, était en fait simple et tragique...Lee Harvey Oswald un individu instable et déséquilibré assassina John Kennedy ! Ne pas l'admettre et voir d'autres assassins tous "membres d'un complot" s'est se heurter aux faits et retirer à Oswald sont seul haut fait d'armes de sa vie de minable ! Peut-être, je dis bien peut-être qu'Oswald avait été manipulé par les services secrets cubains de Fidel Castro...mais on est loin des théories voulant plusieurs tireurs sous les ordres de mystérieuses organisations ! On accusé la CIA, le FBI, la mafia, l'Union soviétique, Lyndon Johnson et les pétroliers texans et même les...sionistes (pourquoi des juifs auraient voulu la mort de Kennedy ?) ! Mais jamais les tenants de la conspirations n'ont apporté de preuves concrètes et irréfutables ! Jamais !